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L'originalité de la Constitution Corse

17-01-2016

Ce samedi 16 janvier, le mouvement Corsica Cristiana organisait une conférence de haute tenue autour du thème "l'originalité de la constitution corse" du XVIIIe siècle, qui régira la nation indépendante dirigée par Pasquale Paoli. Durant près d'une heure trente, MMe Marie Thérèse Avon Soletti, maitre de conférence HDR à l'université Jean Monnet de Saint Etienne, à détaillé et explicité devant un auditoire captivé, les origines, principes et filiations philosophiques aboutissant à l'élaboration puis de l'application par notre peuple d'une pensée politique issue de son être profond. Une démarche salutaire à l'heure de la manipulation par certains idéologues du personnage et du mythe Paoli, visant à faire du babbu di a Patria un précurseur du mondialisme et de la pensée dominante actuelle.

L'axiome Paoli "Homme des Lumières" relève aujourd'hui du lieu commun par la magie propagandiste de forces se réclamant elles-mêmes de ce courant philosophique dominant en Europe depuis deux siècles et monopolisant la parole publique.

MMe Avon Soletti démontra au contraire le caractère profondément corse et donc intrinsèquement catholique de cette constitution, après avoir mis en garde contre l'erreur -parfois volontaire- de l'anachronisme ( transposer les conceptions actuelles et leurs implications morales aux temps passés ).

La constitution corse ne sort pas d'un cerveau humain, elle est le résultat de la rencontre des communautés et d'un homme d'Etat, catalyseur d'un génie national jusqu'alors fragmenté. Elle est "sui generis" et ne contient pas, dans ses caractéristiques principales, d'éléments allogènes, ce qui entrainera l'incompréhension des puissances dominantes, génoise puis française. Les Corses ne sont pas allés chercher ailleurs l'inspiration mais ont laissé s'exprimer leur personnalité propre, héritage d'une histoire particulière.

Deux principaux courants de philosophie politique s'affrontent dans l'Europe de ce temps :

- l'absolutisme royal ( le Roi gouverne au nom de Dieu ) aboutissant à la tyrannie par l'élimination des corps intermédiaires.

- les "Lumières" rationalistes se subdivisant entre "théistes", croyants mais rejetant les liens entre nature et sur-nature ( Dieu a créé mais n'intervient pas dans les affaires du monde, l'homme est donc le maitre de celui-ci ) et a-théistes ( Dieu n'existe pas pas plus que la sur-nature, l'homme est donc sa propre fin). Ces conceptions mèneront au marxisme et au nihilisme actuel.

La constitution corse ne relève d'aucun de ces courants hémiplégiques mais émane d'une culture séculaire imprégnée de Catholicisme et de ce "droit naturel" pressenti par Socrate, puis "théologisé" par Saint Thomas d'Aquin.Elle ne fut pas écrite en quelques jours mais élaborée au cours de décennies d'études et d'expérimentation par des cunsulte issues du peuple.

Omni potestas a Deo, per populum, ( Tout le pouvoir à Dieu, pour le peuple ) est le principe de cette pensée politique corse d'esprit à la fois dominicain ( centré sur la Vérité émanant de Dieu ) et franciscain ( centré sur la Liberté et la pratique des vertus ). Le pouvoir est donné par Dieu au Peuple qui en est le dépositaire et le confie à ses dirigeants. Le pouvoir est donc partagé, et le régime est à la fois monarchie ( pouvoir d'un seul , Paoli , général de la Nation ) , aristocratie ( pouvoir des chefs de clans etc..) et démocratie ( pouvoir du peuple ) La communauté élit ses dirigeants lesquels exercent une autorité et bénéficient d'une liberté d'action dans les limites octroyées par la Constitution. L'on retrouve là le "droit naturel" de l’Église favorisant les corps intermédiaires, associé à des formes culturelles millénaires et à cet esprit montagnard que la giustificazione de l'abbé Salvini opposera au mercantilisme génois.

De fait,elle est une constitution dite "souple", marquée par le réalisme générant un régime mixte de pouvoirs partagés et de subsidiarité ( les communautés gèrent leurs vie propres à leur niveau et les problèmes communs au niveau supérieur ) .L'actuelle  constitution républicaine française est elle dite "rigide". Elle aboutit à une dictature de la loi, au juridisme et au formalisme éradicateur, qu'incarne la figure archétypale du Préfet, fonctionnaire tout puissant désigné par le pouvoir étatique parisien.

La constitution paoliste du XVIIIe siècle est marquée par les notions d'harmonie, de limites, d'équilibre qui relient notre peuple à la plus haute tradition politique européenne. Elle inspire aujourd'hui ceux qui œuvrent à la restauration politique de la Nation Corse. Elle prescrit surtout le devoir de résistance à la tyrannie face à un système politique français au sein duquel  ont fusionné les pires aspects conjugués des deux courants -apparemment- antagonistes du XVIIIe siècle : le matérialisme mortifère des Lumières et la dictature illégitime d'une caste parasitaire, coupée à la fois de Dieu et du Peuple.

La conférence ici très incomplètement résumée, fut suivie d'un débat et d'échanges fructueux portant sur la situation actuelle,la pensée politique corse et les défis contemporains.

Corsica Cristiana entend poursuivre au cour des mois à venir un travail de conscientisation, d'éveil et d'action politiques en direction des nombreux esprits libres qui, envers et contre tout , constituent l'originalité et la véritable richesse de notre peuple.

A Squadra


Marie Thérèse Avon Soletti est l'auteur de l'ouvrage : La Corse et Pascal Paoli - Essai sur la Constitution de la Corse, (thèse de doctorat d'état), Ajaccio, éditions La Marge, imprimerie Siciliano, 1999, 2ème édition 2001.

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Guillaume Faye est l'un de ces intellectuels-prophètes qui depuis des décennies déjà pensent l'effondrement du monde moderne et des sociétés occidentales et proposent des armes à la fois idéologiques et concrètes, susceptibles d'assurer la survie et le renouveau du monde européen. Il défend aujourd'hui le concept d'« Eurosibérie », qu'il définit comme « l’espace destinal des peuples européens enfin regroupés de l’Atlantique au Pacifique, scellant l’alliance historique de l’Europe péninsulaire, de l’Europe centrale et de la Russie ». Il s’agit, dans son esprit, d’une « forteresse commune, la maison commune, l’extension maximale et l’expression naturelle de la notion d’' Empire européen .Alors, demain, de la rade de Brest à celle de Port-Arthur, de nos îles gelées de l’Arctique au soleil victorieux de la Crète, de la lande à la steppe et des fjords au maquis, cent nations libres et unies, regroupées en Empire, pourront peut-être s’octroyer ce que Tacite nommait le Règne de la Terre, Orbis Terræ Regnum ». La tournure prise actuellement par les évènements en Europe se révèle une démonstration sans équivoque de la pertinence des thèses et conceptions développées dans "L'Archéofuturisme".: Les peuples de l'Est du continent ( Pologne, Hongrie, Slovaquie, etc..), moins gangrénés par le libéralisme et l'humanisme, moins modernes que ceux de l'Ouest, résistent mieux à la "stratégie du Choc" que constitue "l'opération migrants" mise en œuvre par l'axe atlantiste. Ces sociétés, demeurées dans une large mesure traditionnelles et organiques malgré des décennies de communisme, sont encore capables de secréter des anti-corps face au SIDA mental véhiculé par l'Occident.