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4 août : jour de Mémoire pour la Bretagne


Il y a 224 ans, lors de la nuit du 4 aoùt 1789, l’Assemblée Constituante française proclame, de manière unilatérale, l’abolition de l’État de Droit breton. Ce dernier, garant des libertés bretonnes après l’annexion de 1532, avait défendu contre vents et marées les intérêts de la nation bretonne vaincue. Au XVIIIème siècle, les députés bretons parviennent, par une véritable guérilla juridique, à émanciper de plus en plus la province de Bretagne de l’absolutisme royal.

  En cette nuit du 4 aût 1789, la personnalité bretonne est abolie, ses représentants récusés, plus aucune instance ne représente le Peuple Breton et ses droits face à l’État Français lancé sur la voie du jacobinisme révolutionnaire.

 

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La révolte du peuple Breton fut menée par le marquis Charles Armand Tuffin de la Rouërie.

Usant de son expérience américaine – il a combattu 7 ans – il met en œuvre une vaste organisation militaire devant pratiquer la guerre de partisans. La chute de Louis XVI précipite le conflit, qui devient ouvert. Armand a fait éditer préalablement un Manifeste à l’attention des Bretons, placardé dans tout le pays, dans lequel il proclame que l’honneur breton commande la résistance dans la mesure où les droits garantis par l’État Breton sont niés. C’est La Rouërie le véritable stratège de la chouannerie, celui qui en établit les principes, les tactiques, les stratégies ainsi que leur mise en œuvre. Sa mort prématurée, en janvier 1793, ont fait émerger d’autres figures comme Georges Cadoudal, bien que ceux-ci ne firent que suivre, avec application, le plan de La Rouërie.

La nuit du 4 août 1789 fut l’élément déclencheur de ce que l’on pourrait appeler le “premier Emsav”, puisque La Rouërie fonde le premier parti politique breton de l’histoire, “l’Association Bretonne” dont le rôle vise à restaurer l’autonomie bretonne dans le cadre d’une monarchie constitutionnelle.

 

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La flamme de la Résistance Bretonne ne s'est en réalité jamais éteinte. Elle sera ravivée  au XXe siecle par le Parti National Breton et le journal "Breiz Atao" , puis, dans les années 60, par le Front de Libération de la Bretagne et l'Armée de Libération de la Bretagne .

 

La république française s'est elle attelée, en Bretagne comme ailleurs, à l'éradication spirituelle, culturelle et physique des peuples historiques vivant sous sa juridiction. A une politique séculaire d'émigration  des Bretons vers la capitale française et les colonies, succède de nos jours une entreprise de colonisation de peuplement par l'implantation massive en Bretagne de populations extra-européennes, visant à annihiler toute cohésion sociale et tout projet d'émancipation collectif .

 

L'idée nationale bretonne n'en est pas moins vivante au sein d'une grande partie du peuple, désormais alimentée par la décadance de la République Française, et l'Emsav peut raisonnablement espérer un essor rapide, malgré les tentatives de détournement opérés par une petite  frange de repoussoirs  gauchistes , auxiliaires du régime  téléguidés par des officines mondialistes parisiennes.

 

En Bretagne comme en Corse, la Mémoire entretenue  constitue le ferment des luttes d'aujourd'hui et de demain, pour  la victoire de l'Europe des Peuples .

 

 

A Squadra

 

Pour mieux connaitre le mouvement national breton contemporain, on lira avec intérêt l'entretien accordé à CPN par notre camarade Padrig Montauzier , militant historique de l'EMSAV .

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Depuis deux siècles, Rousseau n’a cessé d’être convoqué au tribunal de l’histoire, non seulement par la droite contre-révolutionnaire qui lui reproche d’avoir « engendré la Révolution », et par les libéraux, qui en font le grand ancêtre du totalitarisme moderne, mais par à peu près tous les courants de pensée, où rousseauistes et anti-rousseauistes n’ont jamais cessé de s’affronter. Mais l’avaient-ils seulement lu ? Rousseau a été dénoncé tour à tour comme un démocrate, un antidémocrate, un aristocrate, un conservateur, un anarchiste, etc.