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A l'origine d' Euzkadi : Sabino Arana

A L'ORIGINE D'EUZKADI : SABINO ARANA

Sabino Arana Goiri (26 janvier 1865-25 novembre 1903), est considéré comme le fondateur du nationalisme basque, des symboles nationaux basques - drapeau basque (ikurriña), du nom de la nation basque (Euzkadi), des prénoms basques utilisés aujourd'hui, d'un nombre important de néologismes (Aberri, Abertzale, etc.) et du parti nationaliste basque, EAJ-PNB. 

Il se distingue également par sa religiosité, son attitude anti-libérale et anti-socialiste, son rejet du colonialisme (surprenant en cette fin du XIXe siècle européen).

En 1897, Arana appela de ses v½ux l’union des Basques « pour le salut de la patrie commune, c’est-à-dire de la race elle-même ». Il créa le néologisme Euzkadi pour désigner cette nation basque réunissant des peuples vivant dans des territoires ayant jusqu’alors connu des destinées relativement séparées mais parallèles, et, pour rompre avec le vocabulaire de l’Ancien Régime, il parla de « guerre de conquête » contre Euzkadi, de « lois basques » (et non plus de fors), et enfin d’« indépendance ». Ainsi, l’Espagne devint, pour la première fois, une puissance étrangère dont il fallait se séparer. Ce qui fut interprété par ses sympathisants comme un progrès fondamental du peuple basque, qui, enfin, osait reconnaitre sa différence.

Son idée principale fut de distinguer radicalement les peuples (races) basque et latins et de plaider pour l’indépendance politique de la première. (Il convient de rappeler qu'au XIXe siècle, le terme de "race" était couramment employé en Europe pour désigner les peuples.)

 La logique du nationalisme de Sabino Arana Goiri conduit à une confrontation radicale avec l'idéologie de la souveraineté étatique, qui a triomphé en France en 1789, et a pénétré en Espagne avec les troupes napoléoniennes. L'objectif ultime est et reste la liberté du peuple basque, soit sous forme de séparatisme, soit sous la forme du pacte d'association (tel qu'il existait avec la France ou l'Espagne avant 1789). C'est dans cette même optique que Sabino Arana condamne fortement le colonialisme sous toutes ses formes (alors qu'en même temps un homme de gauche convaincu, républicain et lâïc, comme Jules Ferry, le soutient), prend fait et cause en faveur des Hottentots d'Afrique du Sud, et félicite les États-Unis pour l'indépendance de Cuba. Rejetant le libéralisme, il inspire la fondation du syndicat basque ELA-STV. 

Ainsi parlait Sabino Arana :

"beaucoup sont les basques qui ne parlent pas l'Euskara: c'est mauvais. Mais plus sont les "maketos"(1) qui le parlent: ça c'est pire"
"Si on nous donnait à choisir entre un Pays Basque rempli de "maketos"(1) qui parlent le basque, et un Pays basque rempli de basques qui parlent "erdera"(2), on choisirait sans doute la deuxième, parce qu'il vaut mieux la race basque avec des accidents "exotiques" qui pourraient s'éliminer et se substituer par les natifs, qu'une race exotique avec des accidents naturels qui jamais ne pourraient être éliminés"

(1) Maketo: péjoratif pour la "race" non basque inmigrant au Pays Basque (française, espagnole, etc.)
(2) Erdera: autres langues que le basque (français, espagnol, etc.)

Rete suciale

                           

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En 2008,une crise financière profonde se déclenche aux États-Unis, puis s’étend rapidement au reste du monde. Elle trouve son origine immédiate dans une surchauffe de l’endettement privé. Pour sauver les banques et les compagnies d’assurances, les États empruntent à leur tour. En 2011, la crise de la dette privée s’est muée en crise de la dette publique. Les marchés financiers attaquent les États les plus faibles. La Grèce est la première touchée, suivie par le Portugal et l’Espagne, en attendant l’Italie et la France. Aujourd’hui, tout le monde pilote à vue. Le système financier international vacille sur ses bases, l’euro semble au bord de l’implosion. La dette ne cesse d’augmenter, doublée de déficits d’une ampleur encore jamais vue. Les estimations contradictoires des experts s’ajoutent à l’impuissance des politiques. Est-ce la fin annoncée du système de l’argent ? La lecture et les diagnostics proposés par Alain de Benoist suscitent maintes réflexions quant au rôle de l'Argent et la place des questions liées à la Monnaie dans la perspective d'une Révolution Conservatrice restaurant la dignité du monde Européen et sa vocation à l'Empire Universel, mais aussi d'un développement auto-centré des Peuples-Patries qui la composent. La restauration d'une société "en ordre" dans l'espace européen implique donc celle des conceptions encadrant strictement la sphère liée à l'Argent, suivant les préceptes de la Tradition Catholique ( condamnation du culte de la richesse, prohibition de l'usure ) ainsi que la redéfinition de l'euro comme instrument de Souveraineté de l'Europe-Puissance.