NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

Le "Dìu" face à la "Marseillaise" .

21-11-2015

Durant les quelques jours  précédant la rencontre de football opposant le Sporting Club de Bastia au GFC Aiacciu, a enflé la polémique suscitée par la question de la "Marseillaise", l'hymne français qui devait être joué sur la pelouse du stade Armand Cesari dans le cadre de l'hommage rendu aux victimes des attentats de Paris. Cette opération propagandiste fut imposée par les autorités françaises via la Ligue de Football Professionnel, que dirige l'inénarrable Frédéric Thiriez.

Après que le club bastiais, craignant des réactions hostiles, eut dans un premier temps préféré substituer le Dìu vi Salve Regina à la Marseillaise, s'exprima, au sein d'une partie de la classe politicienne insulaire- actuellement en campagne électorale- une vague "d'indignation" surjouée.

Chacun a en mémoire la finale de la Coupe de France 2002 au cours de laquelle, la Marseillaise fut copieusement sifflée par des milliers de Corses, provoquant l'ire du président français de l'époque, Jacques Chirac. La dimension politique de cet acte collectif d'insoumission n'avait fait aucun doute, au vu de l'antagonisme à l'époque non dépassé entre le peuple corse et l'état français.

La situation n'a guère évolué depuis en dépit des multiples signes d'apaisement émis par les diverses mouvances nationalistes. La dimension symbolique et idéologique de la Marseillaise jouée en Corse fut clairement et lourdement rappelée ce samedi 21 novembre par le ministre français des Sports Monsieur Patrick Kanner qui conclut sa communication à ce sujet par un autoritaire et tonitruant "La Corse, c'est la France !".

La compassion des Corses envers les victimes des massacres de Paris, la solidarité avec leur entourage, la prière pour le salut de leur âme que peut traduire le "Dìu vi Salve Regina " ne constituent donc pas la raison véritable de l'activisme parisien. Il s'agit bien bien là, par la manipulation des émotions et à travers tout ce que symbolise la "Marseillaise", de prétendre imposer aux Corses l'allégeance au régime de Paris et à ses dirigeants, selon le sens originel de la notion d'hommage, "se faire homme de".

La "Marseillaise " composée par Rouget de l'Isle en 1972, sera élevée au rang de Chant National par la Convention en 1795, en plein génocide des vendéens, après la répression du mouvement insurrectionnel corse des Crucette. Le " sang impur- qui- abreuve nos sillons" est celui des opposants à la Révolution bourgeoise, le sang des paysans, des nobles et des prêtres réfractaires qui, par leur existence même et les conceptions Traditionnelles atemporelles  qu'ils incarnaient, furent considérés comme un obstacle à l'établissement de "l'Homme Nouveau" défini par les instances officielles et occultes du régime, et mis en œuvre suivant une logique totalitaire "horizontale" et par des méthodes  terroristes similaires à celles des actuels Daesh et autres Al Qaida..

C'est donc une fois de plus des "zones autonomes temporaires" que constituent les tribunes des stades de football, et du monde intrinsèquement dissident - et donc réprimé- des ultras qu'émergent une lucidité et un courage politiques interdits aux appareils électoraux. Nul n 'a oublié l'affaire de la Bandera du match OGCNice-SCB survenue il y a quelques mois.

 Si la dignité, le contexte émotionnel extra-ordinaire et la nécessité de ne pas susciter davantage de divisions, notamment inter-générationnelles, au sein de notre peuple, commandent de ne pas siffler la "Marseillaise", celle-ci ne saurait être entonnée ou considérée autrement que comme  l’hymne d'un régime colonial co-responsable des drames vécus par les parisiens, d'une idéologie étrangère, subversive et non celui d'une hypothétique "communauté nationale" dont les Corses feraient partie.

A Squadra





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Depuis les années 1960, les choix en matière de politique étrangère états-unienne ont conduit à la mise en uvre d'activités criminelles, et à leur dissimulation, tantôt partielle parfois totale. Dans ses précédents essais, Peter Dale SCOTT a témoigné de l'implication de la CIA dans de graves exactions, dont différents coups d'État, ou dans la mise en place d'une véritable géopolitique de la drogue et des guerres qu'elle permet de financer. Il sonde ici la manière dont les décisions, irrationnelles (voire paranoïaques) et à courte vue, prises par les Présidents américains depuis Nixon ont engendré une plus grande insécurité dans le monde, notamment en renforçant les réseaux terroristes responsables des attentats de 2001.