NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

Métapolitique des supporters

05-07-2015

Ils étaient des centaines à s'être rassemblés place St Nicolas à Bastia durant deux soirées, pour fêter les 10 ans de l'associu BASTIA 1905, qui regroupe l'essentiel des ultras du Sporting Club de Bastia. Groupes culturels, chants, pétards et fumigènes ont rythmé cet anniversaire d'une démarche qui, de par son implication dans la vie bastiaise et son rôle intégrateur au sein de la jeunesse, dépasse largement le cadre d'un groupe de supporter ordinaire. La défense intransigeante des couleurs du club de football emblématique de l'île, mais aussi de la culture corse en général a bien souvent désigné Bastia 1905 comme une cible privilégiée des campagnes de dénigrement médiatique comme de la répression ouverte de l'appareil d'état français.

Chacun a en mémoire l'image de ces jeunes Corses entonnant le Diu vi Salve Regina au c½ur de Paris avant d'affronter la police de Valls. Tout comme la rue, les tribunes des stades de football demeurent, en Corse sans doute plus qu'ailleurs, de potentielles zones hors-contrôle, des espaces de Dissidence, de conscientisation politique, de rassemblement populaire, d'expression de sentiments nationalistes et de pensées "déviantes". Le Système et ses relais politico-médiatico-policiers ne s'y trompent pas, qui tentent de réduire les groupes ultras au silence, escomptant ainsi mâter la jeunesse corse dans son ensemble.

De fait, au sein et dans la large zone d'influence de ces organisations de supporters ( Bastia 1905, mais aussi les "Orsi Ribelli" ajacciens ) se déploie une énergie nationale et unitaire que l'on ne retrouve pas toujours dans les structures politiciennes dédiées à la revendication corse. Un esprit patriotique qui transcende les traditionnels antagonismes s'exprimant parfois de manière "virile" entre clubs rivaux. A l'instar de celles des confréries religieuses, les multiples activités culturelles et de solidarité développées par ces associations tendent à contrebalancer l'effet catagogique ( tirant vers le bas ) inhérent aux phénomènes de masse. Alcoolisme et hurlements ne constituent pas l'horizon indépassable du supporter corse.

Cette "méta-politisation" des supporters, depuis longtemps en vigueur en Corse, peut être mise en parallèle avec l'évolution du phénomène ultra en Europe de l'Est. Là-bas, les groupes rivaux s'affrontent de manière planifiée et ritualisée les jours de match, mais parviennent à unir leurs forces lors de manifestations unitaires, organisées à l'initiative de noyaux politisés autour de revendications nationalistes. Comme HoGeSa en Allemagne, les mouvances ultras constituent donc le fer de lance de l'insoumission populaire et un authentique ferment de résistance ethno-culturelle aux velléités uniformisatrices du monde marchand.

A l'inverse de cette configuration naturelle de solidarité par cercles concentriques d'appartenance, les clubs de football professionnel français liés au gros-argent suscitent eux des officines à leur image, chargées d'encadrer des masses de jeunes déracinés, issus de la "diversité" et relayant dans leurs activisme ultra, la propagande de leurs bailleurs de fond. Les Tigris Mystic, les Supras Auteuil du Paris Saint-Germain ( jusqu'à l'application de la doctrine éradicatrice Leproux,) ou les South Winners de l'Olympique Marseille, reflètent dans les tribunes le visage de ce football "mondialisé" qu'incarnent également les propriétaires-actionnaires de ces clubs.

L'histoire récente a, en maintes occasions, mis en évidence le rôle potentiellement catalyseur, voire déclencheur d'évènements politiques de grande ampleur joué par les tribunes des stades de football et leur environnement immédiat. Comme l'appréhendent parfaitement les Bastia 1905 ou l'Orsi Ribelli, la balle-au-pied, plus qu'un simple sport, demeure le théâtre d'affrontements idéologiques entre conceptions du monde opposées.


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Guillaume Faye est l'un de ces intellectuels-prophètes qui depuis des décennies déjà pensent l'effondrement du monde moderne et des sociétés occidentales et proposent des armes à la fois idéologiques et concrètes, susceptibles d'assurer la survie et le renouveau du monde européen. Il défend aujourd'hui le concept d'« Eurosibérie », qu'il définit comme « l’espace destinal des peuples européens enfin regroupés de l’Atlantique au Pacifique, scellant l’alliance historique de l’Europe péninsulaire, de l’Europe centrale et de la Russie ». Il s’agit, dans son esprit, d’une « forteresse commune, la maison commune, l’extension maximale et l’expression naturelle de la notion d’' Empire européen .Alors, demain, de la rade de Brest à celle de Port-Arthur, de nos îles gelées de l’Arctique au soleil victorieux de la Crète, de la lande à la steppe et des fjords au maquis, cent nations libres et unies, regroupées en Empire, pourront peut-être s’octroyer ce que Tacite nommait le Règne de la Terre, Orbis Terræ Regnum ». La tournure prise actuellement par les évènements en Europe se révèle une démonstration sans équivoque de la pertinence des thèses et conceptions développées dans "L'Archéofuturisme".: Les peuples de l'Est du continent ( Pologne, Hongrie, Slovaquie, etc..), moins gangrénés par le libéralisme et l'humanisme, moins modernes que ceux de l'Ouest, résistent mieux à la "stratégie du Choc" que constitue "l'opération migrants" mise en ½uvre par l'axe atlantiste. Ces sociétés, demeurées dans une large mesure traditionnelles et organiques malgré des décennies de communisme, sont encore capables de secréter des anti-corps face au SIDA mental véhiculé par l'Occident.