NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

Festighjà a San Ghjuvà !

23-06-2015

Depuis les temps immémoriaux où l’on vivait avec les saisons, les anciens célèbrent ce jour de l’année bien particulier. Le solstice (de "sol stare" pour l’arrêt du soleil) d’été (21 juin), c’est le jour de l’année où le soleil  se trouve le plus au zénith et où il est visible le plus longtemps. C’est donc la journée la plus longue de l’année... dans l'hémisphère nord.

Du fait de sa position symbolique au moment où les jours commencent à raccourcir, le lendemain du solstice d'été, la Saint-Jean est l'objet d'importantes manifestations. Au-delà de la célébration propre au Saint , elles consistent, ou consistaient essentiellement en :

- feux rituels

- cueillette d'herbes et de plantes

- pratiques magiques.

Ces manifestations, , ne sont d'ailleurs pas limitées au jour de la fête du saint, mais elles se déroulent jusqu'à la Saint-Pierre-et-Paul, le 29 juin : période qui est désignée comme "cycle de la Saint-Jean".

Les rites s'en réfèrent à d'ancestraux gestes communautaires et propitiatoires : La préparation du bûcher fait appel à la participation de chacun (avant d'être réservée aux plus jeunes). La circumambulation avant l'allumage du feu correspond à une sorte d'encerclement magique. Le feu, situé sur une hauteur, est conçu pour être aussi brillant que possible (avec éventuellement ajout de pièces pyrotechniques) : il doit être vu de loin. Dans certains cas, on s'efforçait de lui faire émettre une épaisse fumée pour écarter esprits malfaisants et mauvaises influences, voire pour attirer les nuages et la pluie par magie sympathique. Le passage des bêtes dans la fumée ou les sauts pas-dessus le feu sont plus des moyens de se prévenir contre les maladies et les mauvais sorts, que des rites de fécondité, de même que le fait de passer plantes, herbes et fleurs dans la fumée leur ôte tout caractère nocif et renforce leurs vertus Et les tisons, ramenés chez soi, protègent de certaines calamités, et tout particulièrement de l'orage.

Il est par ailleurs coutumier d'aller les "herbes de la Saint-Jean" - des plantes reconnues par la médecine populaire - dans la nuit du 23 au 24 juin. Leurs pouvoirs sont réputées être alors décuplés.

La Christianisation des cérémonies du Feu solsticial ne fut pas récupération mais Sublimation. Elle symbolise la continuité de la Tradition, par delà les formes adoptées au cours des temps. Contrairement aux apparences, le solstice d'été marque le début de la moitié "descendante" (maléfique, défavorable ) du cycle annuel, et le solstice d'hiver, sa moitié "ascendante", ce que traduit la parole de St Jean-Baptiste : "Il faut qu'il croisse ( le Christ, né au solstice d'hiver ) et que je diminue." ( Saint Jean III, 30 ). La Saint Jean-Baptiste répond à la Saint-Jean l’Évangéliste, fêtée par l’Église Catholique le 27 décembre.Toutes deux bornent le cycle annuel sous les signes respectifs de la Miséricorde, '"descendante", de Dieu et de la Louange, "ascendante" à Dieu, selon les deux sens signifiés par le nom Jean.

En ce début de XXIe siècle, le solstice d'été garde une dimension fondamentalement communautaire. Il reste l'un de ces  moments privilégiés où, prés du bucher aux flammes claires, l'individu retrouve son clan.

Héritage des ancêtres, longue Mémoire des peuples Européens, pérennité de l'Ordre Cosmique, la flamme de la Saint-Jean, comme celle de la "buche de Noël", symbolise ce qui ne meurt jamais, ne doit jamais mourir.


A Squadra


Rete suciale

                           

Circà

DITE A VOSTRA !

Tribunes libres, reflexions ideologiques, économiques, écologiques etc. CPN vous donne la parole ! Formulaire

Arritti


L'altri


Literatura

Alain de Benoist est depuis plus de quarante ans l'une des figures de proue de la pensée "non conforme" en Europe. Il est l'un des fondateurs en 1969 du Groupe de Recherche et d’Études sur la Civilisation Européenne, qui se définit comme "communauté de travail et de pensée" vouée à combattre idéologiquement, au nom d'une vision du monde "verticale" et de conceptions qualitatives héritées du génie européen, les forces alliées du marxisme et du capitalisme. Ostracisé par le landernau intellectuel officiel, il fut récemment encore désigné, en compagnie du philosophe Michel Onfray, comme un danger "pour les repères" par le premier ministre socialo-mondialiste français Valls. C'est à cette occasion qu'Onfray qualifia Valls de "crétin". Dans "Au-delà des droits de l'homme, pour défendre les libertés", Alain de Benoist explique comment les Droits de l'Homme tendent à devenir la boussole unique d'une époque désorientée et acquièrent un caractère sacré. C'est pourquoi, il est aujourd'hui aussi blasphématoire de critiquer l'idéologie des "droits de l'homme" qu'il l'était autrefois de douter de l'existence de Dieu.