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A Squadra d'Arozza: Fondements d'une doctrine

13-11-2014

  Selon la légende, A SQUADRA D'AROZZA était une procession de fantômes terrorisant les personnes qui voyageaient la nuit. Chacun connait quelques anecdotes concernant par exemple le cièrge offert au vivant se transformant en bras d'enfant ou le stylet coincé entre les dents pour se défendre du baiser de la Mort.

En fait, nous connaissons trop de détails pour ne pas soupçonner que A SQUADRA D'AROZZA a été une société secrète bien réelle comme il y en eu tant dans notre histoire, plutôt qu'un folklorisme.

Le nom d'Arozza semble dériver d'Haroda, donc de l'armée maudite d'Hérode, roi qui donna l'ordre d'exterminer les nouveaux nés de Nazareth ( Massacre des Innocents) afin d'être certain de tuer Jésus. D'où la symbolique du membre d'enfant.

Une société secrète se revendiquant d'un tel évènement est tout d'abord fondée sur la pénitence, à la façon des Battuti de Frà Ugolini décrits par Della Grossa. Il s'agit visiblement d'un ordre militaire, d'autant que la tenue des processionnaires était une robe de moine serrée d'une corde et d'un capuchon noir recouvrant un casque à protection nasale typique de l'an 1000.

Le baiser sur la bouche n'est pas sans laisser penser aux symboliques d'adoubement du Moyen Age européen.

La stratégie de la Squadra d'Arozza relève de la guerre psychologique, utilisant les peurs de son époque selon les principes suivants : l'organisation du chaos dans toutes les structures du Régime ( "apparitions", enlèvements, assassinats...) pour pouvoir, à partir de cet état de fait, entrer en action dans le cadre de l'armée, de la magistrature et de l'Eglise afin d'agir sur l'opinion publique , de montrer la carence et l'incapacité de l'appareil légal constitué et de faire apparaitre la Squadra d'Arozza ou son émanation comme la seule à pouvoir fournir une solution sociale, politique et économique adaptée.

 

C'est ce casque qui nous intérresse plus particulièrement car au dessus du nasal est placé un symbole révélateur : une croix tréflée ou croix de Saint Maurice. Ce détail permet de penser aussi que Squadra d'Arozza a réellement existé car des croix gravées de ce type sont présentes sur des monuments proto-historiques. Il reste à savoir s'il s'agit d'exorciser le paganisme ou d'en assumer uine partie de l'héritage. Un inquisiteur n'aurait-il pas tout simplement briser ce qu'il pensait être  une idole ? Aurait-il pu être conscient que les "stantari" avaient un rapport avec le héros fondateur d'une lignée et le culte des morts ?

Le trèfle est le symbole chrétien de la Trinité. Par extension, la croix tréflée évidée d'un losange  représente la résurection du Christ et l'union du Ciel et de la Terre. Sur ce casque , la croix est ceinte de douze rayons blancs qui ont aussi leur signification distincte.

Le thème de la Trinité, propre au catholicisme, est une adaptation théologique de la trifonctionnalité indo-européenne, la Rome chrétienne étant l'héritière de la Rome impériale. D'où le fait que la Trinité semble remise en cause depuis peu par les courants modernistes et protestantisants de l'Eglise .

A partir de ces éléments, l'on peut faire une synthèse de la vision du monde de cette organisation secrète qui devait être une confrérie. Le spirituel étant à la base du politique, nous obtenons le support idéologique de notre Tradition. U "pinsà corsu" nous donne les clefs de sujets tels que la lutte des classes, l'économie, l'écologie, le rapport à l'Autre , la monnaie, l'Etat etc...

C'est un code de la société dont découlent ses actions quand elle n'est pas contrariée par les déterminismes extra-insulaires. 

 

La croix tréflée dite de Saint Maurice : Trinité et Trifonctionnalité

 

On retiendra quelques éléments :

Tout d'abord , il n'y a pas de soubassements individualistes. La foi traditionnelle dans un monde qui ne l'est pas est source de conflits sans fin. De fait, la Tradition corse peut sans doute se placer en opposition au nihilisme. Dans la définition philosophique de notre quotidien, l'objectif thomiste du bonheur ou souverain bien est le sentiment que la puissance croît, qu'une résistance est en voie d'être surmontée. La tradition spirituelle corse la plus profonde considère qu'il y a continuité entre Dieu, qu'elle ne conteste pas comme Unique, et le monde dont l'Etre est "parfait" mais non immobile, lieu d'un devenir permanent en toutes les directions.

 

Si Dieu est unique, le monde s'identifie avec l'Etre. Il existe des situations d'intérêts collectifs : c'est la part de la personne en opposition avec l'individu. Ce n'est pas en tant qu'individu que l'on respecte Dieu mais en tant que chef de famille, d'une communauté, d'une cité. La personne est inséparable de la lignée, l'immortalité est liée au monde ( les "fantômes" au milieu des vivants ). C'est le sens du souvenir et du culte des Morts. 

 

La honte, la transgression de l'Honneur, est un reniement du sacré. La culture corse, notre vision du monde, l'état social qui en découle logiquement est une condamnation de l'exaltation de la faiblesse : l'Homme doit former le cadre spirituel lui permettant de cultiver en lui ce qui le renforce et non ce qui le défait. C'est une légitimation du politique. Le politique est la dimension intermédiaire de la culture spécifique par laquelle l'Homme se transforme et se bâtit. En aucun cas, il ne faut remplacer la politique par la morale car cela empirerait les conflits. Le pluralisme antagoniste des valeurs est plus créatif. La structure conflictuelle est celle du vivant : la fin des guerres signifierait la fin des Hommes. La société méditerranéenne réhabilite à sa façon le politique.

Pour les Corses, il y a des choses pire que la mort, qui justifient que l'on donne sa vie pour elles, ou que l'on choisisse de vivre pour elles mais il n'y a pas "primat" de la vie. La vie est un don, pas un droit. Concernant les notions de bien et de mal, elles sont aussi dualistes: si il n'y avait pas de souffrance, la joie n'apparaîtrait pas. Si le mal disparraissait, le bien s'accroîtrait au-delà de toute mesure et deviendrait pire que le mal dans ses justes proportions., ce qui renvoie à l'opposition entre morale et politique.

La relation à Dieu est celle du don et du contre-don. Le "sacrifice" , comme la procession d'une confrérie, en particulier la "granitula", n'est pas un témoignage d'obeïssance mais la façon de maintenir l'Ordre du Cosmos. La relation de l'Homme à Dieu, c'est la relation sociale des villages.

Dans l'approche corse, il n'y a pas de jugement moral sur le monde, il y a d autres façons de reconnaitre la valeur des autres qu'en éprouvant de la pitié pour eux, ce qui est une dérive avilissante pour la personne, la société, la politique et l'Histoire.

L'Homme n'a ainsi pas besoin d'être "sauvé" mais d'être aidé à se construire lui-même. C'est sur ce principe que se construit le SOCIALISME ORIGINAL.

 

Maintenir, rétablir l'Ordre Cosmique  ...

 

A ce titre , le catholicisme, comme le socialisme, doivent retourner à leurs fondamentaux historiques européens, parce que l'idée doit adhérer aux peuples et non l'inverse. Actuellement les catholiques traditionnalistes attachés aux confréries sont délégitimisés par une tendence moderniste de l'Eglise faisant "tabula rasa" de notre vision du monde. C'est au travers de cet unique prisme culturel que nous devons repenser le socialisme original car il semble que toute autre solution ou "doctrine" ne peut qu'apporte plus encore d'incohérence et de chaos.

 

Reste maintenant à traduire la Tradition de la Squadra d'Arozza en doctrine politique, en source d'inspiration pour une action révolutionnaire de Libération et de retour à l'Ordre.

 

A Squadra

Rete suciale

                           

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