NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

Avvene Corsu lance sa campagne !

17-10-2017

Nous publions ci-dessous l'allocution prononcée par notre camarade Pierre Dominique Bologni lors de la conférence de presse donnée par le parti autonomiste Avvene Corsu à Bastia ce 17 octobre, dans la perspective des élections territoriales de décembre prochain. Autonomie, économie, immigration et sécurité sont les thèmes abordés selon les principes de la droite nationale corse.


Bonjour. Je tiens avant tout à remercier de leur présence mesdames et messieurs les intervenants, journalistes et sympathisants d’Avvene Corsu.

Mesdames et messieurs, la conjoncture politique et économique de la Corse exige d’aller à l’essentiel. Il est évident qu’une foi élus, nos priorités seront d’ordre pratique : S’assurer que les nôtres disposent d’énergie, d’un logement et d’une alimentation locale ou du moins à meilleur marché. Vu le coût de la vie supérieur de 15% par rapport au sud-est de la France, le salaire moyen étant de 10% inférieur à la moyenne nationale selon l’INSEE. Les réponses économiques et institutionnelles existent. Nous n’avons rien à inventer. A titre d’exemple, le projet que nous présentons publiquement est de l’ordre de la recherche et du développement, qui plus est en intérieur. C’est ce qui manque à la Corse pour aller de l’avant. Mais ce n’est pas mon propos. Si ces moyens existent et si les mesures vitales peuvent encore être prises, ils doivent être axés autour d’une solide colonne vertébrale qui est notre conception du monde. Par essence, la politique est un pragmatisme . Mais à force de compromis, elle tombe dans la compromission si elle n’est pas axée. Cet axe, c’est notre culture, notre sens du juste et de la mesure, de la persévérance et d’autres valeurs qui font notre être et autour desquels pivotent moyens et objectifs, indissociables de ce que nous sommes.

Il ne faut pas se laisser aveugler par les moyens et les idées, à fortiori quand elles ne sont pas les nôtres. A titre d’exemple, concernant le sujet de l’immigration (que vous attendez probablement tous), le principe de l’accueil à outrance est tout simplement en contradiction avec celui de l’autonomie car nous ne produisons quasiment rien nous-mêmes. Notre balance commerciale est largement négative de moins 20% alors que seulement 2% des entreprises se concentrent sur l’exportation ; toujours selon l’INSEE. Plus nous faisons venir des gens, plus nous faisons grossir le cordon ombilical avec le Continent… Et plus nous nous mettons en difficulté. Jusqu’à la catastrophe en cas de crise financière. Qu’on ne cherche pas ailleurs notre raisonnement politique dans ce domaine ! Dans la situation actuelle, l’autonomie est antinomique avec l’immigration ! Notre approche de l’économie va à l’essentiel. Le pire des maux dont souffre la Corse est sans doute la constitution de monopoles qui, selon moi, sont les premiers responsables de la hausse des prix. La réponse à ce problème est sans doute de nature juridique, mais surtout de l’ordre de la pensée économique. Les lois européennes, le principe même d’espace Schengen sont bâtis pour lutter contre les monopoles que nous subissons. Or, non seulement ces monopoles sont la cause de la hausse des prix mais aussi de la baisse de la qualité des produits, impactant toute velléité de production locale. Sans parler de la neutralisation du syndicalisme et des conséquences directes sur la démocratie. Le monde politique est en pleine mutation, il se modernise ; alors que l’économie qui se développe en Corse depuis 30 ans est celle des trusts du 19 ème siècle ! Les moyens, la pensée économique et le droit existent encore ! C’est à mon avis le rôle de la nouvelle collectivité unique de prendre ce sujet à bras le corps.

Un des moyens, en dernier lieu, est de créer une force de sécurité locale sur le modèle basque. A savoir que cette police de la communauté basque espagnole assume avec 8000 agents l’intégralité des compétences en ce qui concerne l’ordre public, la sécurité des citoyens et la circulation routière sur le territoire de la communauté basque espagnole. C’est la seule façon de faire pour éviter que le chaos qui s’est manifesté à plusieurs reprises ne s’installe définitivement. Faire des lois sans avoir les moyens de les faire appliquer discrédite les institutions. Si l’on ne doit retenir qu’une phrase pour définir Avvene Corsu, ce serait selon moi « Il n’y a pas de liberté sans ordre. » Les électeurs sont libres de continuer de choisir des bonimenteurs pour les représenter. Cela fait des années que notre famille politique se fait promener durant les campagnes électorales pour les résultats que l’on sait. Comprenez bien que nous sommes conscients de la difficulté de la tache mais nous ne faisons de la politique que parce que la situation nous y oblige. Nous qui sommes pour la plupart ouvriers, retraités, paysans, artisans, employés et fils de bergers, nous ne sommes pas là pour la gloire très relative de la fonction politique. Nous sommes commandés par l’émanation de l’instinct de survie populaire, et plus précisément d’un peuple corse qui ne se reconnait pas dans les discours importés et la dichotomie comportementale de nos chers élus !

Comprenez bien que nous ne disons que ce que nous sommes déjà et en conséquence ce que nous ferons. Nous sommes la droite des valeurs et la gauche du travail ! Nous sommes autonomistes. Nous n’avons rien à promettre, nous sommes et nous ferons !

Rete suciale

                           

Circà

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Publié en 2000 aux éditions l'Harmattan par Jean-Pierre Santini " Front de Libération Nationale de la Corse " sous-titré "De l'ombre à la lumière" est l'un des rares ouvrages écrit par un acteur du mouvement national corse accordant la priorité aux questions doctrinales sur les récits de faits d'armes et autres péripéties politiciennes. Il constitue donc un remarquable outil de formation politique dont il convient de proposer l'étude ( et la critique ), notamment aux plus jeunes militants. L'ouvrage décrit en détail la genèse et les fondements théoriques de la lutte de libération nationale corse contemporaine aboutissant à la création du FLNC, puis en relate les différentes phases jusqu'en 1999 et les prémices du "processus Matignon". L'auteur analyse longuement les contradictions idéologiques qui entraineront les secteurs majoritaires de la mouvance nationaliste vers les errements des années 90, les dérives à la fois réformistes et militaristes allant de pair malgré les apparences et les discours officiels. La principale confrontation opposera, peu après la création du FLNC, les tenants de la notion de "droit à l'autodétermination" du peuple Corse ( hypothétiquement reconnu par la puissance occupante ) comme "point d'arrivée" de la lutte et ceux qui défendront le principe de l'affirmation de la Souveraineté nationale par des institutions politiques corses, issues du peuple Corse et seules légitimes à ses yeux comme aux yeux du monde. La différence qualitative entre "sentiment national" ( l'on dirait aujourd'hui identitaire ) partagé par la majorité des Corses et "conscience nationale", apanage d'une minorité, expliquant la victoire des premiers sur les seconds.