NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

Vers un nationalisme corse "neutralisé" ?

31-07-2017

Le parti unique autonomiste FEMU A CORSICA a été lancé ce samedi 29 juillet à l'issue d'une réunion à l'université de Corti rassemblant plusieurs centaines de personnes.

Cette démarche est présentée par ses initiateurs comme une étape importante pour une large victoire aux élections territoriales de décembre prochain. L'unification de groupes autonomistes que rien ne distingue sur le fond relève d'une logique élémentaire pour une efficacité accrue sur le terrain dès lors que le leadership du président de l'exécutif M. Simeoni n'est pas contesté.

Mais cet aggiornamento semble en cacher un autre, beaucoup plus essentiel quant à l'évolution de la lutte nationale corse. La nouvelle structure met en avant sa volonté "d'ouverture" à des hommes et des groupes politiques d'origine diverses ralliés à l'autonomisme et, plus important encore, la possibilité de gouverner la Corse avec des forces ne se réclamant pas de la Nation.

Cette orientation, non souhaitée par la base et imposée par la direction de Femu, aura pour résultat mécanique la marginalisation ( souhaitée ? ) du courant indépendantiste, réduit à un rôle de caution supplétive, parallèlement à l'éviction des vieilles écuries jacobines en déshérences.

Divisés et "tenus" par leurs partenaires de ne pas s'écarter du politiquement correct, les indépendantistes ne semblent pas pour l'heure en mesure d'inverser le rapport de forces au sein du mouvement national.

Le micro "coup d'état politique" mené sur le modèle macronien répond de toute évidence à des injonctions excédant les stratégies électorales, visant à dépolitiser le nationalisme, le vider de toute substance pouvant constituer un frein ou une résistance à la "gouvernance globale". Le courant autonomisto-libéral a fait allégeance aux centres de pouvoir politiques globalistes institutionnels ( République Française, Union Européenne ) avec lesquels il entend négocier quelques-illusoires- dérogations au rouleau compresseur totalitaire qui broie les peuples européens.

Très significative était la présence médiatisée de la petite organisation Pudemu, liée à l'apparatchik de l'UE Henri Malosse, aux côtés de représentants de "forces économiques" diverses et variées. M. Malosse est aujourd'hui engagé dans "l'antiracisme" en Corse. De même, l'on peut constater la présence au premier plan d'éléments ayant siégé au parlement européen au sein d'Europe Ecologie, une officine atlanto-mondialiste dirigée par l'agitateur gauchiste Cohn-Bendit. L'on notera également  qu'à partir de cette restructuration les termes NAZIONE et NAZIUNALE disparaissent- là encore de manière très symbolique-  de tout les intitulés des formations du nationalisme institutionnel.

La configuration qui se précise sera, sauf surprise, celle qui prévaudra lors de la prochaine mandature. Elle constitue une étape nécessaire au sein d'un processus historique. Une étape destinée à être dépassée par l'accélération des dynamiques chaotiques, des "Chocs de l'Histoire" et des luttes de masse qui donneront force et légitimité aux courants sécessionnistes et authentiquement nationalistes.

A Squadra






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L' antiracisme contemporain a peu de choses à voir avec le racisme réel qui, dans les pays occidentaux, n'est ( heureusement ) plus le fait que de quelques esprits marginaux. En l'espace de deux décénnies, il s'est transformé en une idéologie qui n'a plus rien à voir avec son objet initial. Cette idéologie, observe Paul-François Paoli, " stipule que le racisme est le mal absolu de notre temps et qu'on ne peut le combattre que par une sorte de prophylaxie permanente, en trquant les porteurs de la peste et en prohibant tout ce qui, de près ou de loin, risque de ressuciter le " monstre ".