NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

Populisme en Corse !

01-06-2017

Les résultats du scrutin présidentiel en Corse laissent entrevoir, pour qui n'est pas hypnotisé par le discours dominant, les éléments clés de l'évolution possible du contexte politique insulaire.

Contrairement à un lieu commun maintes fois répété, lors des élections générales ( présidentielles, européennes ) les Corses votent pour leurs idées, selon des clivages idéologiques, sans interférences du contexte local. Le clivage dominant est dans ce cas celui qui prévaut partout ailleurs désormais . Il oppose mondialistes et populistes et prend le pas sur l'ancien antagonisme droite-gauche.

Dans le contexte proprement insulaire ces confrontations se surajoutent à celle liée à la question nationale corse : nationalistes contre non-nationalistes.

A ces trois clivages ( mondialistes - populistes, gauche-droite et natios-non natios )se mêlent les considérations non-politiques inhérentes à la micro-société insulaire ( logiques clanistes, clientélistes, mafieuses etc..).

Les péripéties politiques actuelles et celles du passé proche témoignent de l'enchevêtrement de toutes ces données. Ainsi lors des dernières élections municipales les nationalistes s'agrégèrent à des forces non-nationalistes.Lors des présidentielles françaises, le nationalisme institutionnel choisit de soutenir plus ou moins ouvertement le candidat mondialiste français Macron, tandis que l'électorat se déterminait en fonction du clivage mondialiste-populistes qu'incarnait le duel Macron-Le Pen.

Ces distorsions et ces clivages se répercutent dans la vie réelle de la population. La donnée essentielle des temps à venir sera, nul n'en doute, l'effacement complet du clivage droite-gauche. En Corse, cette évolution pourrait impacter le clivage lié à la question nationale avec la "macronisation" du nationalisme institutionnel, déjà largement constatable depuis plusieurs années. L'appartenance "naturelle" de la lutte nationale corse au camp anti-globaliste est subvertie par un natio-mondialisme prétendant imposer une pensée unique compatible avec les dogmes des centres de  pouvoir parisiens ou bruxellois.

La conséquence serait de fait, la montée en puissance, y compris en Corse, du clivage opposant les mondialistes aux populistes, les deux camps regroupant des forces puisées dans les divers clivages antérieurs.

En Corse les mois écoulés ont vu l'émergence de nouvelles démarches militantes permettant à l'anti-mondialisme de s'affirmer sur tout l'éventail politique "classique" : en dehors du Front National jacobin et ultra-républicain, émergent le parti Avvene Corsu, se réclamant de l'autonomisme et le mouvement Leia Naziunale, se revendiquant indépendantiste.

La clarification ainsi opérée permet désormais aux Corses une liberté de positionnement plus effective : l'on peut s'affirmer nationaliste corse et tenant d'une "droite des valeurs",opposée à la politique d'immigration de masse et aux dérives sociétales perpétrées par le pouvoir colonial.

De même l'on peut désormais se réclamer de l'autonomisme corse tout en adhérant aux "valeurs" du Parti Unique de la Banque et de l'Immigration.

L'enjeu d'un tel redéploiement est évidemment la pérennité de l'Idea Corsa. Il appartiendra  au peuple, dans son être-profond, d'appréhender de manière naturelle les différents clivages évoqués ci-dessus, guidé par ce qu'il reste de " l'héritage des ancêtres" et du bon sens paysan, afin de les mettre en cohérence et en perspective pour l'avenir.


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Dans cet ouvrage, Gilles Guyot et Philippe Chiaverini examinent les différences entre les constitutions américaines et françaises, issues toutes deux d'une même matrice idéologique, celle du culte des "Droits de l'Homme". Ceux-ci sont élevés au rang de religion révélée, universelle et par conséquent sacralisée par leur volonté proclamatrice. Rien de tel dans la constitution de la Corse indépendante de 1755 qui, comme le souligne les auteurs, "n'a pas éprouvé le besoin de dresser une liste solennelle des droits de l'homme d'abord pour un motif théologique car ils sont convaincus que Vérité et Justice découlent directement de Dieu". La Corse souveraine s'inscrit dans le courant réaliste, celui de l'acceptation d'un ordre des choses émanant de principes supra-humains dont la société des hommes doit s'inspirer.