NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

L'aspiration au Politique !

09-05-2017

Le second tour des élections présidentielles se conclut en Corse par une victoire à l'arraché, et en réalité , à la Pyrrhus, du candidat mondialiste Emmanuel Macron face à la souverainiste jacobine Marine Le Pen. Celle-ci avait remporté haut la main de premier tour du scrutin avec près de 28% des voix.

Entre les deux tours les consignes visant "redorer l'image de la Corse"  fusèrent de tous les appendices locaux des cercles de pouvoir globalistes. Soucieuses de ne pas s'aliéner leur base sympathisante et électorale, les structures indépendantistes s'en tinrent à une position abstentionniste classique. Le président indépendantiste de l'Assemblée de Corse, soucieux lui de ne pas s'aliéner le simeonisme-macronien appela ceux de ses partisans qui voteraient à porter leur suffrage sur le candidat mondialiste.

Au final , Macron l'emporte d'une courte tête, et Marine Le Pen réalise en Corse l'un de ses meilleurs scores ( 48% contre 33% au niveau français.). Les Corses seraient donc plus lepénistes que les français.Plus abstentionnistes ou réfractaires aussi ( 44% d'abstention et blanc ou nuls ).

Les analystes et commentateurs patentés apportent évidemment à ce phénomène les explications psychologisantes et infantilisantes de rigueur : la Haine, le désespoir etc ..Le vote Le Pen en Corse serait une anomalie, une insulte à notre identité, les Corses auraient cédé à la tentation du Mal, ensorcelés par ...on ne sait trop quoi, puisque la Corse est beaucoup moins touchée que l'hexagone par les calamités liées à l'immigration de masse.

Mais une autre analyse, alternative et politiquement incorrecte peut également être avancée pour expliquer le vote Le Pen et le désintérêt pour la créature Macron en Corse. Tout deux s'expliqueraient justement par le déterminisme, l'être-profond. Un "esse corsu" éminemment politique, aspirant au Politique, à la pré-éminence du politique sur l'économisme, les "lois du marché" et de la spéculation, de la verticalité et de l'autorité sur la dérégulation libérale-libertaire. Ce logiciel est également celui du nationalisme corse et de fait, explique largement le vote lepéniste des sympathisants nationalistes, mais aussi, le décalage d'avec le ralliement au macronisme du nationalisme institutionnel.

Marine Le Pen incarne donc -imparfaitement, voire manière frauduleuse- ces aspirations liées au déterminisme traditionaliste corse. Macron lui, incarne une autorité inversée, démiurgique, subversive. Macron, c'est le règne de flux horizontaux ( financiers, migratoires etc ..) abolissant toutes frontières, s'affranchissant de toutes limites. Macron, c'est le post-humanisme scientologique téléguidé par les forces d'en bas que viscéralement refusent les Corses et que plébiscitent les français. Là se trouve le clivage fondamental, l'antagonisme irréductible entre le "pays ami" et le peuple corse. En ces temps chaotiques, les aspirations profondes des Corses se retrouvent captées par le plus français des partis... lui-même rejeté par les français !

La classe politicienne insulaire affirme bien évidemment et la main sur le c½ur, se tenir "à l'écoute" de la population, de ses attentes et aspirations. Mais l'orientation et les ordres donnés sont clairs : le populisme est l'ennemi ! Le nationalisme corse ne peut pas ne pas être impacté par ce clivage ( natio-mondialisme contre national populisme ) autour duquel se recompose la vie politique corse.

Quel génie politique pourra trancher ce n½ud gordien ? Le peuple corse lui-même ?

A SQUADRA










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La gauche du capital : libéralisme culturel et idéologie du marché : Jeune philosophe qui enseigne à l’Université de Montpellier, Charles Robin vient de publier La gauche du capital, un ouvrage dans lequel sont rassemblés plusieurs essais consacrés à la philosophie libérale et à son héritier le libéralisme économique. Ses travaux prolongent ceux d’un philosophe hétérodoxe, Jean-Claude Michéa, lequel a dévoilé l’unité indissociable du libéralisme. Charles Robin, quant à lui, s’emploie à mettre en évidence la parenté insoupçonnée de la pensée de l’extrême-gauche contemporaine avec celle des libéraux. Une extrême-gauche au service du marché ? Charles Robin a été adhérent du NPA ; il sait donc de quoi il parle quand il analyse la « pensée Besancenot ». Il écrit à ce sujet : « C’est bien cette règle du primat de l’intérêt individuel, à laquelle nous sommes aujourd’hui appelés à nous conformer, qui définit l’horizon anthropologique et moral des temps présents… Car aussi curieux que cela puisse paraître, c’est bien dans le discours majoritaire de l’extrême-gauche que se trouvent condensés les principes qui justifient le mieux cette évolution’’. Et il ajoute :’’Ce qui me permet de proposer une formulation complète et définitive de ma thèse, thèse qui se décline en trois volets : la destitution des figures de l’autorité, du symbolique, en un mot, de la « verticalité » 1) constitue une conséquence logique du déploiement de la logique libérale 2) qui est objectivement justifiée et accompagnée par le corpus idéologique de l’extrême-gauche et 3) (je ne l’ai pas explicité jusqu’ici, mais je pense que cela se déduit facilement de ce qui précède) dont le principal bénéficiaire est le système capitaliste marchand ».