NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

"Faire barrage à la Haine !"

24-04-2017

"Faire barrage à la Haine !" Tel est le cri du c½ur de haute tenue politique, lancé sur les réseaux sociaux par Jean-Christophe Angelini, l'un des chefs de file du nationalisme modéré, à propos du second tour de l'élection présidentielle française.

La Haine qui submerge la Corse, la Haine seul  calamité dont doivent se prémunir les Corses après le score jusqu'alors jamais atteint sur l'ile par une candidature émanant du Front National. Ce mot d'ordre directement importé des agences de communication du Parti Socialiste, tient donc lieu de pensée politique et de ligne d'action d'une partie du nationalisme corse. Sa conséquence logique et obligatoire est l'embrigadement du nationalisme institutionnel derrière la créature Macron, et, en réalité, la "macronisation" de la revendication nationaliste corse.

Cette situation est l'aboutissement d'un processus initiée à la fin des années 80. De cette époque date la reprogrammation du logiciel nationaliste autour de la notion de "peuple corse, communauté de destin", accordant la pré-éminence au droit du sol, suite au travail de sape mené en amont par les courants gauchisants trotskistes, la branche insulaire du PSU, et les cénacles maçonniques. Les mouvements nationalistes seront dès lors pieds et poings liés face aux cruciales questions relevant des politiques étatiques d'immigration de masse et de colonisation de peuplement.

Une fois cette mise en conformité avec les dogmes globalistes effectuée, la maintenance sera assurée par injonctions et rappels à l'ordre ponctuels jusqu'à la marginalisation définitive du peuple corse historique.

Le  résultat du premier tour des élections présidentielles françaises en Corse et ses conséquences laissent prévoir certaines évolutions possibles de la revendication nationale corse :

- une alliance entre  simeonisme et macronisme, unis et "en marche" vers un futur "progressiste" et propice aux affaires sous l'égide de l'Union Européenne, le tout recouvert d'une épaisse couche de fard à base de moraline antiraciste et de références culturelles vaguement corsistes. A la clef de cette évolution, l'éviction du courant indépendantiste selon la configuration actuellement en vigueur à Bastia.

- la sous-traitance aux idiots utiles locaux de l'anti-fascisme pré-pubère, à l'image des milices supplétives antifas de l'hexagone, en contre-partie d'une "héroîsation" médiatique des moins doués et de promotion sociale pour les plus malins.

- un exode électoral massif des corses de souche vers le FN, perçu comme la seule force anti-mondialiste en Corse.

L'alternative à ces tristes scenarii, envisagée et théorisée par les noyaux avant-gardistes conscients du nationalisme corse, est l'émergence d'une forme de national-populisme, de type néo-muvriste, polymorphe et articulé autour d'une ligne politique de rupture avec les effets de la reprogrammation évoquée plus haut. Ce recours aux sources du nationalisme corse impliquant un renouveau des "pratiques et des hommes" peu en phase avec le conservatisme du corps social insulaire.

 Mais en réalité, la pérennité  de l'Idea Corsa ne laisse pas le choix à ceux qui s'en réclament. Le nationalisme muera en acceptant les nouvelles configurations globales et leurs implications locales ou bien  il disparaitra en tant que sujet politique autonome, réduit à un médiocre instrument supplétif de "lutte contre la Haine " au service de la gouvernance globale.


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" Que les auteurs soient engagés ou non, que les temps soient à la la paix ou à au conflit, aucun écrit n'échappe à son contexte.Toute littérature, parce qu'elle participe à la vie de la cité, est un indicateur de premier choix sur les courants de pensée qui traversent habituellement les sociétés. Elle procède, par évidence, du politique... Suivant ce fil rouge qui lui est cher, l'auteur est remonté aux sources de l'imaginaire national corse et, pour en tracer les contours, a interrogé l'histoire littéraire insulaire. Depuis la "giustificazione" du père Salvini au XVIIIe siècle-pour servir à la défense des Corses face aux génois devant les cours européennes notamment- jusqu'aux romans des auteurs de l'entre-deux-guerres et au delà, il montre, à travers la présente étude, combien les figures de cet imaginaire sont prégnantes et opérantes."