NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

QUI NE TRAVAILLE PAS NE MANGE PAS !

09-02-2017

Suite de notre étude sur la proposition de Revenu Minimum Universel émise par les indépendantistes de l'Assemblée de Corse.

La mise en place d'une Commission de réflexion concernant l'expérimentation d'un Revenu Universel, versé à tous, sans condition ou contre partie à été votée par la majorité autonomiste de l'Assemblée de Corse, une partie de la gauche et le F.N. L'initiative en revient au président de l'Assemblée, M. Talamoni.

De quoi s'agit-il? Le Revenu Minimum Universel est une proposition "socialiste" consistant en un « droit à » un revenu, en négation flagrante des droits de l'homme véritables de ceux qui seraient censés le financer. Elle est par définition contraire au principe de l'identité des droits de tous (l'égalité en Droit). Elle repose généralement sur des théories économiques erronées, ainsi que des arguments éthiques absurdes, notamment la prémisse que la production « de la société » puisse ainsi être allouée politiquement, ce qui en fait une proposition esclavagiste-absurdiste par excellence.

La fonction première du Revenu Universel est de relancer la consommation. Or, un système consumériste à l'échelle mondiale ne peut fonctionner qu'en s'appuyant sur la robotisation, l'immigration, la délocalisation et l'esclavage. C'est donc une approche très particulière de l'émancipation du peuple corse... Le fait est que la majorité régionale vit dans le passé des années 80. Un Mitterrandisme libéral sur les valeurs sociétales et dirigiste concernant l'économie.

L'aspiration de la jeunesse de 2017 est exactement l'inverse de celle de 1981. L'époque a changé. Toute richesse est produite par quelqu'un et appartient à quelqu'un. "Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus." St Paul, Épitre aux Thessaloniciens, verset 2 . Le revenu universel s'oppose également au communisme marxiste-léniniste traditionnel pour lequel le travail pour chaque citoyen apte au travail est un devoir et une question d'honneur selon le principe : « Qui ne travaille pas, ne mange pas » ou « De chacun selon ses capacités, à chacun selon son travail ». Le vote contre du groupe communiste à l'assemblée de Corse est donc logique. Il ne saurait y avoir de droit sur le revenu d'autres personnes.

Une idée couramment avancée pour justifier le RMU serait la « fin du travail », un chômage inéluctable, soit par prétendue nature du capitalisme, soit par progrès technologique (robotique etc). Or, il ne peut pas y avoir de chômage involontaire et de long terme sur un marché libre. Bien au contraire, le chômage est le résultat d'interventions socialistes dans l'économie - du même type que le RMU, justement. Sans surprise, une proposition fondée sur le principe que le fruit de votre travail ne vous appartient pas, premier aspect de l'esclavage, en vient naturellement à réclamer le second aspect de l'esclavage, que l'affectation de votre temps ne vous appartient pas non plus.

P.A. Tomasi, conseiller territorial et membre de l'exécutif de Corsica Libera souligne que la question du Revenu Universel est déjà mise à l'expérimentation mais reconnait, sans donner les chiffres, qu'il a été refusé à 76,9% par la population suisse et la totalité des cantons en votation populaire le 5 juin 2016; sans oublier l'ensemble des partis politiques se prononçant contre. Le gouvernement suisse s'est prononcé lui aussi contre, sur la base d'arguments principalement d'ordre financier. Toute foi, les promoteurs de ce projet à l'échelle européenne comptent relancer le débat et atteindre leurs objectifs à l'usure. Il faudrait aussi se demander quels seraient les effets indirects d'une adoption du revenu universel, aussi bien économiquement que stratégiquement : économiquement, même s'il pouvait revenir moins cher l'année de son adoption, qu'en sera-t-il après 10 ans de réduction progressive de la participation au marché du travail qu'il pourrait causer ? stratégiquement, en entérinant un « droit-à », il pourrait rendre plus difficile l'adoption ultérieure de solutions supérieures. Un revenu universel, venant remplacer les systèmes de sécurité sociale existants, pourrait être « plus efficace » en nécessitant moins de bureaucratie. le caractère non-automatique et bureaucratique des aides étatiques actuelles a justement l'avantage d'en limiter l'usage. On peut ajouter que même dans un contexte où le droit à des aides sociales est largement pratiqué, le revenu minimum universel entérine ce faux droit, le sanctifie, éloignant sa remise en cause. En enlevant toute nécessité de justification de la demande d'aide sociale, il ne s'agit plus d'un "droit-à en pratique", mais bien d'un "droit-à indiscutable", sur son principe-même.

Être favorable au revenu universel, ce n'est pas rendre moins nocives les aides sociales, c'est en accepter sans réserve le principe. Une fois le principe accepté, comment espérer un jour les abolir ? L'argument de l'efficacité peut aussi sembler bien naïf, dès lors que l'on tient compte des incitations perverses que le RU engendrerait. En effet, pour le financer, il faudrait imposer massivement le travail. Ceci rendrait d'autant plus attractif le travail au noir : toute personne aura un revenu officiel déclaré mais non imposable, le RU ; puisque quelqu'un devra bien le payer, le travail légal devra être lourdement taxé. Ainsi, automatiquement, la différence de revenu entre le RU et le travail légal sera de plus en plus faible, tandis que celle entre le RU et le travail au noir sera de plus en plus grande.

Comment les nationalistes, héritiers de 50 ans -voir même bientôt 100 ans avec le Muvrisme- de lutte contre le clanisme ont-ils pu arriver à ce type de position? L'on peut penser à une man½uvre politique à l'échelle nationale: Manuel Valls ayant été débouté par les primaires socialistes, J.G. Talamoni envoie un signal au nouveau poulain, Benoit Hamon, afin de pouvoir se trouver en bonne position pour de nouvelles négociations à Matignon. Toutefois, ce type d'inclination révèle un problème de fond qui traverse le nationalisme depuis les années 80: ne pas reconnaitre immédiatement un projet disqualifiant la valeur du travail et l'autonomie d'un être non partageable est révélateur du fossé culturel qui existe entre le peuple corse et certains de ces représentants. Pour les paysans et les travailleurs corses, la révolution consiste à se ré-enraciner dans un passé proche où coïncidaient culture et nature.

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Una spiegazione chjara e cumpleta di a pulitica d'immigrazione , cume arma di distruzzione massiva di u capitalisimu cuntra a risistenza operaia , in Francia ( e dunque in Corsica ) cume inde tuttu u mondu "occidentale" . Da l'intelletuale , giurnalista e scrittore Alain de Benoist