NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

Prisonniers-otages

07-10-2016

Les peines requises puis infligées par la cour d'assise spéciale de Paris aux trois jeunes corses poursuivis pour une action n'ayant occasionné que quelques dégâts matériels ont logiquement suscité émotion et colère dans toute la Corse, au-delà de la seule mouvance nationaliste, et ce, avant même l'énoncé du verdict.

Ces décisions semblent aller à contre-courant d'une évolution perceptible ces derniers temps, en faveur d'un apaisement dans le dossier des prisonniers politiques corses. Sans répondre directement aux revendications exprimées par la société corse ( amnistie, reconnaissance du caractère politique et libérations groupées ), Paris avait lancé quelques signaux positifs se traduisant par une vague de libérations et d'assignations à résidence décidées en quelques semaines.

Le sentiment d'incompréhension concernant le dernier procès n'en est que plus vivace sur l'ile, chacun comparant la lourdeur des peines énoncées avec la chronique judiciaire rythmant l'ultra-violence exponentielle qui ravage la France et la mansuétude dont bénéficient nombre des auteurs de cette barbarie quotidienne. Mais nul ne saurait ignorer que dès lors qu'une affaire recèle une dimension politique, "l'indépendance de la justice" n'est plus qu'une chimère. Et lorsque les faits incriminés touchent à l’État et sa légitimité, c'est la la Raison d’État- ou plutôt dans le contexte actuel la raison des différentes factions antagonistes qui contrôlent l'état - qui règne sans partage sur les décisions prises par les institutions judiciaires.

"Souffler le chaud et le froid" est un classique de tout exercice du pouvoir. La question corse ne fait pas exception à la règle d'autant plus que les relais de Paris en Corse ne semblent plus bénéficier de la moindre légitimité au sein du peuple corse. Pour tenter de garder la main, ne reste au pouvoir colonial, outre l'arme budgétaire, que celle des prisonniers-otages autour desquels peuvent être alternativement maniés la carotte et le bâton. Dans cette optique, Il n'est pas impossible que le verdict de Paris ne soit une réponse à la présence de délégués de la nation Corse à une tribune de l'ONU cette semaine, ou plus généralement aux velléités "d’internationalisation de la question Corse" revendiquée et appliquées par les autorités politiques nationalistes.

Le soutien aux prisonniers politiques, la reconnaissance par l état de la volonté populaire d'émancipation démocratiquement exprimée font en Corse consensus ainsi que l'a démontré le succès de la manifestation du 24 septembre dernier à Aiacciu.

Au-delà des pénibles injustices subies par les patriotes corses incarcérés, recherchés ou poursuivis, ce consensus et les mobilisations massives et permanentes que suscite la question des prisonniers politiques-otages sont en soi une victoire de la conscience nationale, une démonstration de force et d'unité du peuple contre laquelle se briseront toute les stratégies de  tension et de division émanant d'un pouvoir désormais quasi-unanimement perçu comme étranger et illégitime.


A Squadra


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Après 25 ans passés au Front National comme militant, puis comme cadre, Christophe Canioni a été candidat aux élections départementales de mars 2015, puis t^te de liste pour les territoriales de la même année. Élu conseiller territorial FN en décembre 2015, il quitte son groupe en janvier 2017 et siège comme non-inscrit. Pour défendre ses idées, il a crée son mouvement politique AVVENE CORSU ;