NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

Le Pen " propriétaire de la Corse"

13-05-2014

  "Je me sens un peu  propriétaire de la Corse ". C'est donc cette petite phrase qui résumera la visite de Jean-Marie LE PEN en Corse ( le 11 mai à Bastia, le 12 à Aiacciu ) à l'occasion de la campagne pour les élections européennes du 25 mai prochain. Bien des choses peuvent être reprochées à Le Pen ,mais certainement pas une franchise et une liberté de ton tranchant avec la fourberie de la plupart des politiciens français. Des qualités toutes bretonnes qu'il ne semble pas avoir transmises à sa fille, celle-ci se sentant obligée d'entonner le " Diu vi salve regina" lors de son dernier meeting insulaire, dans une optique racoleuse qui porta toutefois ses fruits ( 25% des voix en Corse au premier tour des élections présidentielles ).

 

Le fondateur du Front National ne prend pas la peine de cacher ses conceptions coloniales derrière un mielleux discours sur le "vivre ensemble" et les "valeurs de la République". Le peuple Corse n'existe pas et ne saurait revendiquer ni droit, ni particularité. Le problème de la spéculation foncière se posant dans certaines régions de l'hexagone, aucune solution spécifique ne saurait être envisagée en Corse. C'est ce même principe uniformisant que LE PEN reproche à L'UE, cette même  logique républicaine et égalitaire implacable qu'il partage avec le Front de Gauche et les secteurs les plus rétrogrades de la vie politique française, préposés à incarner l'opposition factice, diversionnelle, défoulatoire, à l'hégémonie mondialiste.

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Car, il convient de le rappeler, l'idéologie frontiste, d'essence jacobine, ne s'oppose pas fondamentalement au projet mondialiste, mais en constitue une variante passéiste par son attachement à l'idée d'Etat Nation assimilationniste, hostile aux patries charnelles et aux peuples historiques de l'Europe, peuples liés entre eux par le sang et un fond culturel commun. Pour Le Pen et les siens, les canaques et les guadeloupéens sont des compatriotes, les allemands ou les grecs des étrangers. 

Le Pen fut, comme il l'aime à le rappeler, l'un des plus farouches partisans de l'intégration des algériens dans l'ensemble français, présentant même des candidats issus de cette communauté sur ses listes dès les années 50.

 Cette vision stato-nationale est aujourd'hui condamnée par l'Histoire et s'y référer revient à faire de la politique les yeux rivés dans le rétroviseur. L'avenir appartient aux grands espaces civilisationnels impériaux, à l'Europe des Peuples unifiée en son sommet, comme le démontre chaque jour l'actualité mondiale et le chaos dans lequel sombre le bateau France.

 

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En Corse, l'attrait éventuel que peut offrir le FN ne provient pas de son nationalisme français mais exclusivement de son opposition aux politiques d'immigration extra-européenne de masse menées par le pouvoir depuis quarante ans. Une question éminement politique qui prend chaque jour sur l'ile une importance croissante mais que le mouvement national corse ne parvient pas à appréhender de manière claire, cohérente et conforme aux aspirations de la majorité de nos compatriotes. Le courant indépendantiste est en réalité le seul légitime à proposer une alternative véritable aux conceptions de la République Française sur ces questions, et par là même s'opposer efficacement au FN. S'il ne le faisait pas, il se condamnerait à une marginalisation électorale rapide au profit d'une formation mariniste enfin dotée de cadres compétents issus de la droite traditionnelle et opportunément soutenue par l'état français. L'on peut par exemple escompter qu'aux dernières municipales bastiaises, la présence, finalement et heureusement non concrétisée, d'une liste emmenée par le philosophe Cardi aurait capté un certain  électorat populaire et protestataire empéchant celle de Corsica Libera d'atteindre les fatidiques 5%. Sans oublier les résultats des dernières législatives où les candidats FN ont, dans les quatre circonscriptions insulaires,battu ceux du courant indépendantiste. 

 

Une réelle opposition au Front National ne saurait donc être le fait de postures gauchisantes ou antiracistes mais réside dans l'émergeance et la popularisation d'une doctrine nationaliste rigoureuse et intransigeante mettant en lumière les contradictions du lepénisme.

 

A Squadra 

 

 

CPN est  le seul ( car libre et indépendant ) média de la mouvance nationale à proposer une analyse cohérente ,conséquente de la question du FN en Corse et relayer certaines considérations de la base sympathisante du mouvement national.

A lire donc  sur le sujet :


Le FN contre les peuples d'Europe

FN et la spécificité de "notre région"

La "vague bleu marine" stoppée en corse ?


Rete suciale

                           

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Juriste, avocat et talentueux écrivain insulaire , Philippe Chiaverini nous incite, dans le roman "Dictature molle", à une réflexion sur les ressorts de la chape de plomb étouffant la vie intellectuelle et l'être profond des sociétés ouest-européennes "évoluées", mais qui, comme de juste, commence à se lézarder sous le propre poids de ses contradictions. La "raison d'état" se révéla dans l'Histoire comme l'un des fondements de l'édification de sociétés d'Ordre et d'Harmonie, tournées vers la transcendance et le dépassement de la dimension "humaine trop humaine" et en réalité, tendant vers l'infra-humain, qui régit le monde occidental actuel. Les préoccupations qui inspirent les organes politico-administratifs dans lesquels se meuvent les protagonistes de Dictature molle, se révèlent cependant d’une nature bien différente de celle qui sous-tendait l’action de leurs prédécesseurs ante-révolutionnaires. C’est l’expérience qu’en fait, de manière plus ou moins consciente, Georges Roseau, jeune cadre administratif qui commence une carrière de bureaucrate comme chef de pôle à la sous-préfecture de Brive-la-Gaillarde. Empli de l’importance de ses fonctions qu’il considère comme essentielles à l’accomplissement du Service public, auquel il voue un culte, il se fait le relais empressé des conceptions d’une hiérarchie qui juge que le libre-arbitre est une notion trop aléatoire pour se dispenser de mettre la population sous une tutelle, forcément bienveillante, qui pénètre les détails les plus anodins de l’existence.