NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

Les "langues régionales" bientôt reconnues ?

25-06-2015
Le 4 juin 2015, le député socialiste Jean-Jacques Urvoas a annoncé que le président de la République souhaitait la préparation d’un projet de loi constitutionnelle visant à ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, conformément à l'engagement du candidat Hollande pour les présidentielles de 2012. L'annonce de cette démarche intervient à quelques mois des élections régionales et territoriales et d'aucuns y voient une simple man½uvre visant à éviter, dans quelques régions à forte identité, la déroute annoncée du PS et de ses alliés. Cette dimension politicienne de l'action du gouvernement demeure toutefois secondaire, au regard du basculement de l'orientation générale de la politique de la Gauche française. Celle-ci, sous l'égide de Manuel Valls et de ses réseaux suit rigoureusement les préconisations du Think Tank Terra Nova et celles de l'ambassade américaine à Paris - la "doctrine Rivkin" du nom de l'actuel ambassadeur- qui prône l'abandon du traditionnel jacobinisme au profit d'un modèle communautariste assumé. Chacun comprend que la pérennité des langues "régionales" et donc des peuples historiques qui les parlent, ne fait pas partie des priorités de la nomenklatura socialo-mondialiste de Paris. Bien au contraire, le redécoupage administratif des régions présenté il y a quelques mois prenait bien soin de diluer ces communautés européennes historiques ( Bretons, Basques, Alsaciens ) pour empêcher le développement de revendications identitaires politisées. La Corse, qui se situe à l'avant-garde de ce processus dynamique d'émancipation, a depuis bien longtemps franchi cette étape. Elle exige désormais la co-officialité intégrale de sa langue dans tout l'espace public dans le cadre d'un processus politique global. Et même si sur l'ile, chacun a fait mine de dépolitiser la question de la langue afin de faire avancer le dossier, nul n'ignore son potentiel explosif au vu du contexte actuel. Quels que soient les gages donnés et les précautions prises de part et d'autre, les faits sont têtus : Langue, Terre, Communauté du Peuple et conception du monde sont intrinsèquement liées et ne sauraient sur le temps longs être disjoints.

Port de la Carbonite et dumping social

19-06-2015
Six mois nous séparent des prochaines élections territoriales et déjà, les Corses sont incommodés par les odeurs douteuses émanant du marécage politicien insulaire. Cette échéance initiera une mandature brève qui précèdera l'instauration de la Collectivité Unique en 2018. Cette séquence politique charnière sera pas moins déterminante pour l'avenir de la Corse au vu des chantiers engagés depuis 2010. L'un des dossiers lourds sur lesquels devront se prononcer les Corses sera celui du projet de nouveau port à Bastia envisagé sur le site de la Carbonite. Le projet est porté par l'actuel président de l'exécutif Mr Giacobbi et de manière générale, par le "Front Colonial" à la pointe duquel se situe la mouvance zuccarelliste bastiaise. Il bénéficie également du soutien du monde des-grosses-affaires, et est présenté par ses thuriféraires comme une panacée pour les maux dont souffre la Corse. Les arguments avancés sont ceux d'une espérée augmentation des flux touristiques et les retombées en termes d'emplois créées ( 1200 emplois directs pour le port et 5000 à 6000 au cours du chantier selon la CCI de Haute-Corse ). Ce projet de nouveau port s'inscrit donc dans l'approche libérale dominante qui n'envisage l'économie corse qu'à travers le tout-tourisme et la bétonisation. Une logique dont les Corses sont en réalité les victimes, les deux secteurs étant de plus en plus étroitement contrôlés par des structures multinationales important leur propre personnel ou pratiquant ouvertement le dumping social et la préférence étrangère à l'embauche, les miettes étant octroyées aux "équipes" locales chargées de faire "respecter l'ordre" avec toutes les dérives que les Corses peuvent imaginer car ils les ont déjà vécues. Nul ne doute qu'une éventuelle victoire de la droite sarkozyste en décembre sonnerait le glas toutes velléités de défense des intérêts populaires induits par la version du PADDUC adoptée par l'actuelle Assemblée de Corse.

Putenza Populare, Soluzione Pulitica

14-06-2015
A voce di u populu s'hè fatta sente stu sabbatu in Aiacciu. Milliaii di ghjente si sò accolti sott'a i suleoni per fà sente a voce santa è pura di a speranza è di a libertà. Una voce ch'un era di quella chi pienghje è ghjunghjulisce mà un brionu fieru è ardente è u ripublicanisimu culuniale hà trimatu. Dananzu à una dimustrazione di forza cusì viva, a Francia indegna è manipulatrice è tutti i so "lobby" un anu più nisun scelta : hè avà l'ora di a suluzione pulitica ! E sta chjama di un populu unitu serà intesa da a Ripublica francese disincarnata è tiranica ch'un averà nisun scelta fora di quella d'obeiscela. Una chjama chi serà intesa per l'Auropa sana, spapersa da numerosi diligazione di populi in lotta prisente oghje à fianc'a i Corsi ( sardi, brittoni, Catalani, savoiani ), puru sin'à à Russia putente è luntana.

Aiacciu 13 juin : Unité et Volonté !

03-06-2015
Le samedi 13 juin 2015 une manifestation unitaire se déroulera dans les rues d'Aiacciu à l'appel de la Ghjuventù Indipendentista autour des résolutions adoptées par l'Assemblée de Corse au cours de la mandature qui s'achèvera en décembre prochain. Une séquence politique qui aura incontestablement marqué l'histoire contemporaine de la Corse.En effet,ces cinq années furent riches en évènements inédits et inespérés en termes d'évolution vers un large consensus autour de revendications initialement portées par les nationalistes : statut de résident, co-officialité de la langue corse, refus de l'abrogation des arrêtés Miot, nouvelle version du PADDUC furent adoptés à une très large majorité à l'Assemblée de Corse. L'inscription de la Corse dans la Constitution française est désormais réclamée pour franchir tous les obstacles juridiques pouvant faire obstacle aux changements auxquels aspire notre peuple. C'est dans cette dynamique que se situe la manifestation du 13 juin à Aiacciu, laquelle se devra de constituer une démonstration de force et d'unité populaire, seule à même de dissuader toute velléités de marche arrière venant des "alliés" actuels du mouvement national, mais aussi et surtout, d'ôter aux cercles dirigeants de l’État français l'illusion d'un enlisement de la lutte d'émancipation nationale corse qu'aurait pu leur donner la fin de la clandestinité armée. Il n'existe pas de "Droits des Peuples à disposer d'eux-mêmes" octroyé par des instances supra-nationales neutres, ni même de "Droit International", universel, non lié à des rapports de forces politiques et géopolitiques. Pour les peuples comme pour les lignées ou les individus, le droit à la vie n'est que le fruit de la Volonté d'exister, celle-ci se traduisant par la capacité à lutter, dans toutes les dimensions ( spirituelles, idéologiques, démographiques, politiques,économico-sociales ) que peut revêtir le combat.

Henri Malosse interdit de séjour en Russie

01-06-2015
La Russie a officiellement annoncé l'interdiction de son territoire à 89 personnalités de l'Union Européenne en réponse à une mesure similaire touchant 150 de ses propres ressortissants sur fond de conflit ukrainien. Selon l'ambassadeur de Russie auprès de l'UE, Vladimir Tchjivov "personne n'est placé sur la liste noire par hasard". Quatre français figurent dans cette liste. Les agents d'influence atlantistes Bernard Henri Levy et Daniel Cohn-Bendit, actifs depuis plusieurs décennies, ne sont plus à présenter. Le député Bruno Le Roux est le président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale Française. Le moins connu du grand public est un Corse, Henri Malosse, président du Conseil Économique et Social Européen. Mr Malosse a participé à des manifestations du Maïdan et appuyé le principe des sanctions économiques contre la Russie. Le CESE est un organisme consultatif censé représenter "la société civile" et donner une apparence de démocratie à l'UE. La "société civile" est également un concept désignant, dans le contexte subversif, les milieux financiers et les organismes non-militaires ( ONG, réseaux activistes de type OTPOR etc..) destinés à servir d'instruments des "révolutions colorées" visant à installer des régimes inféodés aux USA partout dans le monde. Conscient du danger, le gouvernement russe a promulgué une loi destinée à restreindre les activités des organismes liés-officiellement ou non- à l'impérialisme occidental.

Imposture Communiste

23-05-2015
Le secrétaire national du Parti Communiste Français, Pierre Laurent a passé plusieurs jours en Corse dans le cadre d'un tour de France préparant les élections régionales de décembre 2015. Le thème principal de la visite de Mr Laurent était la défense du service public dans les transports, et le point fort fut la conférence de presse à bord du cargo mixte "Jean Nicoli" à Aiacciu. Le PCF s'oppose à la fois à la privatisation de la SNCM et à l'émergence d'une compagnie publique corse pour laquelle milite le STC et le mouvement national corse dans son ensemble. Le statu quo ante revendiqué par le PCF fut justifié dans le discours médiatique de Pierre Laurent tout au long de sa visite, par la défense des "valeurs de la République" que menacerait l'ultra-libéralisme économique. Un discours creux et relevant de l'imposture, les "valeurs de la République" impliquant, dans leur essence même, la liberté de circulation des hommes et des capitaux, la négation des frontières et le refus de toute discrimination. C'est d'ailleurs au nom de ces valeurs que le PCF et son appendice syndical la CGT, s'opposèrent à l'idée de corsisation des emplois, y compris, pour la SNCM, dans sa version dépolitisée de "rééquilibrage des embauches au sein du bassin d'emploi insulaire". Le PCF n'est plus qu'un astre mort, une entité inerte et paralysante s'opposant à tout élan nouveau-à l'image de son action dans le dossier SNCM ou à la municipalité de Bastia- que son "matérialisme dialectique" positionne en réalité comme complice supplétif de dynamiques liées au turbo-capitalisme globalisé.

Réforme du Collège, sanctuarisation du Corse

22-05-2015
Le processus d'adoption de la réforme de l'enseignement dans les collèges initiée par le gouvernement socialiste français s'est engagé cette semaine à l'Assemblée Nationale. La mobilisation contre le projet porté par Mme Vallaud-Belkacem n'a pas eu le succès escompté, les critiques des syndicats enseignants portant surtout sur la sempiternelle question "des moyens". Cette réforme s'inscrit dans le cadre de la politique globale "d'égalitarisation" par nivellement et de déracinement de la jeunesse engagée par la gauche mondialiste française, initiée dès le début du quinquennat Hollande par Vincent Peillon. Celui-ci ambitionnait "d'arracher les élèves à tous les déterminismes, sociaux, religieux et culturels" et dès 2008, annonçait le véritable enjeu, idéologique et messianique, de l'action entreprise : « C’est bien une nouvelle naissance, une transusbtantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle Église, avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la Loi » (La révolution française n’est pas terminée, Seuil, 2008, p. 18). De par sa dimension éminemment idéologique, cette réforme des collèges et ses possibles développements nécessitent en Corse la plus grande vigilance, d'autant plus que notre peuple, considéré comme politiquement incorrect, fait l'objet de toutes les sollicitudes et velléités "rééducatrices" des institutions françaises.

France Soviétique !

07-05-2015
Le projet de loi sur le renseignement a été adopté par l'Assemblée Nationale française ce mardi 5 mai par 436 voix contre 86. Le texte doit être débattu au Sénat puis présenté au Conseil Constitutionnel. La Corse a eu dans son histoire récente l'occasion d'expérimenter cet état d'exception et de surveillance généralisé, lors de l'affaire Erignac notamment. Chacun a en mémoire les centaines d'arrestations, de gardes à vue, les milliers d'écoutes téléphoniques sauvages touchant l'ensemble de la population insulaire. Pendant près de deux ans, l'île se transforma en terrain de jeu grandeur nature pour les "guerres des polices", les envolées lyriques et démagogiques de politiciens français en mal de popularité et autres pseudos-enquêtes d'investigation journalistiques. Cette soviétisation de la République Française, le durcissement de son appareil répressif masque une déliquescence qu'il sera de plus en plus difficile de masquer, un processus d'implosion déjà avancé sans retour possible. Dans une telle optique, la situation de la Corse, celles des peuples historiques et périphériques, s'apparente à celle des pays baltes à l'orée de leur liberté retrouvée.

La Jeunesse Corse refuse la fatalité !

23-04-2015
Plusieurs centaines de personnes, jeunes pour la plupart, ont défilé ce mercredi 22 avril dans les rues de Corti à l'appel de la Ghjuventù Indipendentista suite à une nouvelle vague de répression contre ses militants qui s'était conclut le mercredi précédent par des peines de prison ferme infligées à plusieurs d'entre eux pour des actes bénins d'insoumission. La confrontation avec "les forces de l'ordre " ( présentes en nombre ) qui traditionnellement conclut ce type de mobilisation n'a cette fois pas eu lieu. En bon ordre, les manifestants ont poursuivi leur périple jusqu'à la place du Palazzu, au pied de la citadelle. Quelques heures auparavant, une quinzaine de jeunes nationalistes avaient investi le "nid d'aigle" et s'y étaient retranchés. Leur porte-parole annonçait alors aux manifestants et aux médias présents leur intention d'entamer une grève de la faim jusqu'à l'ouverture de véritables négociations sur l'ensemble des revendications exprimées. La gravité de l'engagement de ces jeunes traduit celle de la situation faite à la Corse et à son peuple. Elle constitue une injonction pour chaque Corse, où qu'il se trouve, à mettre de côté ses intérêts et préoccupations personnels, pour participer à la mobilisation nationale, à l’écriture de l'Histoire et,in fine, conjurer la fatalité.

Le "Simeonisme" un clanisme national?

16-04-2015
Plusieurs mois nous séparent des prochaines élections territoriales et déjà se profilent les principaux contours d'une vie politicienne insulaire articulée autour de l'affrontement entre les clans giacobbiste et simeoniste. Les autres forces politiques s’agrègeront à l'un de ces poids lourds et à leurs chefs, qui tout deux prétendent au titre de "Roi de Corse". Le simeonisme représente un clanisme dynamique, évolutif, pouvant être appréhendé sous des angles divers. Celui de l'héritage familial incarnant la continuité d'un combat autonomiste cinquantenaire et du mythe fondateur d'Aleria. Mais aussi celui d'une pratique politique souple, désidéologisée, gestionnaire, pragmatique et "dans l'air du temps" qui parvint en 2014 à déboulonner à Bastia la gauche zuccarelliste, à offrir au mouvement national ( dans l'acceptation la plus large de ce terme) sa première grande victoire électorale et surtout lui permit de franchir un cap psychologique.
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Après l'une des plus grandes épreuves de son histoire, l'Europe en est à se chercher. Elle n'a pas réussi à réaliser son unité politique; l'harmonisation des structures économiques, sociales, financières et juridiques des unités étatiques qui la composent n'en est qu'à ses balbutiements. On peut donc se demander si une fédération européenne pourra se construire à partir des Etats-nations d'aujourd'hui. Yann Fouéré n'hésite pas à répondre non.