NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

Territoriales : éléments d'analyse

07-12-2015
Le premier tour des élections territoriales s'est donc conclu par une configuration ouverte, propice à toutes les tractations, combinaisons, trahisons et compromissions qui font le charme de la vie politicienne insulaire. Au milieu de cet imbroglio, quelques éléments d'ordre politique peuvent être soumis à réflexion, notamment en regard de l'idée nationale Corse. Le "système Giacobbi " vainqueur de ce premier tour ( 18,42% des voix ) ne relève pas d'une démarche politique mais d'une logique clanique caractéristique, voire caricaturale, de la culture méditerranéenne. Étiquetée à gauche, la liste de Mr Giacobbi a bénéficié du soutien officiel ou officieux de chefferies locales affiliées à des partis de droite ( Lucciana, Borgo ..). La gauche insulaire, du Front de Gauche ( 5,56% des suffrages ) aux modernistes ou pseudo- corsistes, plus encore qu'en France, est laminée. La liste officiellement soutenue par le PS obtient 3,25 % des voix. La Corse, de par son paradigme paysan et montagnard est viscéralement allergique aux miasmes gaucho-mondialistes prévalant dans les grandes agglomérations hexagonales et la "bobosphère" y demeure dans une large mesure un produit d'importation ou d'acculturation.

Jacobinisme ...et wahabbisme !

01-12-2015
Parmi les résidus folkloriques qui font le charme de la vie politique insulaire, il en est un dont l'action passée, si elle avait perduré, eût pu se révéler bien plus néfaste pour la Corse que les classiques tribulations des clans pro-français. La liste intitulée "Garantie Républicaine" regroupe pour partie les restes du clan Zuccarelli, qui régna sur Bastia des décennies durant et se distingua par une opposition rabique au nationalisme corse au nom des "valeurs de la République". Ces positions idéologiques rigides - qui contrastent avec le pragmatisme man½uvrier de l'héritier de la dynastie Giacobbi- sont revendiquées par la liste de Jean Zuccarelli. En juin 2013, la municipalité de Bastia recevait en grande pompe l'ambassadeur du Qatar en France. Celui-ci venait décerner à deux clubs sportifs bastiais un "prix de la solidarité" accompagné d'une aide substantielle. Une distinction créée conjointement par l'émirat wahhabite et le groupe militaro-industriel européen EADS . Emirs salafistes et marchands d'armes capitalistes s'unissaient donc pour la fraternité et le rapprochement des peuples. Depuis 2007, le Qatar investit massivement dans tous les domaines en France et exerce une influence sans cesse croissante dans la vie de ce pays. Doha et Paris sont ensemble engagés en Syrie dans le cadre du projet de "nouveau Moyen Orient" défini à Washington. L'ultra-jacobinisme constitue en réalité, quel que soit le vernis dont il se pare ( du "zuccarellisme" au Front National ) et les "garanties" qu'il prétend apporter ( à qui ?), l'un des principaux éléments déstabilisateurs de ce qu'il reste de sociétés traditionnelles par essence auto-régulatrices. L'objectif réel de son action éradicatrice demeure de préparer supplétivement le terrain à des logiques globales visant exclusivement les peuples européens.

La jeunesse lepéniste en Corse

27-11-2015
Le directeur national du Front National de la Jeunesse, Gaetan Dussausaye était en Corse les 18 et 19 novembre derniers pour une énième tentative de relance de la structure lepéniste sur l'ile. Si le FNJ enregistre actuellement un certain nombre d'adhésions, son activité publique es qualité demeure pour l'heure confidentielle, se résumant à participer à la campagne électorale du FN-RBM. Si le FNJ se présente comme organisation de jeunesse d'avant-garde, il ne constitue en réalité qu'un fan club entièrement voué au culte de la famille LE PEN et partant, ne se dissocie jamais de ce qui constitue le c½ur nucléaire du lepénisme, par delà les vaudevilles inter-générationnels : un ultra-républicanisme jacobin et assimilateur, hérité des nostalgies coloniales françaises, aujourd'hui décliné dans sa variante "blanc-black-beur" et proposé comme étendard de ralliement à la jeunesse corse alors même que ce modèle sociétal n'a jamais fonctionné nulle part. Déployée au sein même de la jeunesse insulaire, la confrontation idéologique entre le jacobinisme égalitaire du Front National et le nationalisme enraciné et d'essence européenne qu'incarne l'idea corsa, constituera l'un des défis majeurs des temps à venir. Cette lutte conceptuelle nécessitera, pour les générations montantes du nationalisme corse, un courage intellectuel et une volonté inébranlable de rupture avec les schémas mentaux jusqu'ici en vigueur.

Le défi islamo-gauchiste

19-11-2015
Au fil des ans, le nihilisme s'étend toujours un peu plus en Europe. Les grands événements historiques finissent toujours par avoir des conséquences sur la Corse, et nous pouvons nous estimer heureux quand il ne s'agit que de scories.Trop de gens font l'autruche sous le prétexte que nous sommes une île. Une nouvelle tendance se dessine. Pour certains, la haine de soi et des siens est si forte que la trahison devient vitale. L'on peut tolérer bien des choses avec humour et compassion, telles que la mégalomanie, les idées farfelues et naïves ou le suicide politique, mais pas la trahison. Cette convergence entre partisans de la "Table rase" et ceux du salafisme- lesquels, de par la dimension horizontale et littérale de leur conception du monde,se placent également sous le signe de l'Anti-tradition,- contre l'ennemi commun européen catholique est déjà amorcée, en de nombreuses régions d'Europe, sur un mode moins extrême mais relevant du même principe, implicitement.articulé à celui des antagonismes ethniques immanquablement suscités par les "sociétés ouvertes".

Debout la caricature !

13-11-2015
La période du dépôt des listes pour les prochaines élections territoriales s'est conclue ce 9 novembre et sauf invalidation imprévue, 12 listes devraient concourir pour le premier tour. Avec plus de 600 candidats pour environ 200 000 électeurs, la compétition ne parviendra pas aux sommets de ridicule atteint par les territoriales de 2004 ( 18 listes présentées au premier tour ! ). Quelques éléments folkloriques subsistent néanmoins, susceptibles d'égayer une péripétie ne suscitant pour l'heure qu'une indifférence quasi-totale au sein de la population insulaire. Parmi ceux-ci, la liste "Debout la France" menée d'une main de maitre par Mr Hyacinthe Santoni. Sans aucune présence militante ni même d'existence réelle, la branche insulaire du parti de Nicolas Dupont-Aignan est donc parvenue à trouver des candidats et monter une liste s'appuyant de fait sur la mouvance gravitant autour de l'association anti-nationaliste France-Corse. Le parti "Debout la France" ( anciennement Debout la République") fut créé en 1999 et constitua jusqu'en 2008 un courant néo-gaulliste au sein du RPR avant de se rapprocher du Rassemblement pour la France de Philippe de Villiers et Charles Pasqua. Il rejoindra ensuite l'UMP puis s'autonomisera définitivement à l'occasion du référendum sur la Constitution Européenne de 2005.

l' imposture Identita Corsa

31-10-2015
Jusqu'alors confiné à l'activisme virtuel des réseaux sociaux, Le groupe "Identità Corsa" effectuait ce vendredi 30 octobre sa première apparition publique, sous la forme d'une rencontre avec ses sympathisants organisée autour d'un repas, dans la région bastiaise. Ce groupe dont le seul objectif pour l'heure affiché est la lutte contre "l'islamisation de la Corse, de la France et de l'Europe" est en réalité la branche insulaire du mouvement français "génération identitaire", lui-même nouvelle mouture du parti "Bloc Identitaire".[...]La tentative actuelle d'implantation en Corse, étrangement concomitante avec les prochaines territoriales, s'inscrit rigoureusement dans ce cadre français, républicain et pro-FN. Outre la présence de cadres insulaires du FN, l'on remarquera que ces défenseurs de l'identité et des traditions se délectèrent d'un repas pantagruélique à base de cochon... un vendredi, traditionnel jour de pénitence et d'introspection dans le monde catholique. Ainsi que chacun peut le constater à la lecture de leurs écrits, l'identitarisme est une démarche fondamentalement impolitique, basé sur la manipulation des sentiments, au profit exclusif de la machine électorale mariniste. Identità Corsa tente d'exploiter les faiblesses du mouvement national corse sur les questions sociétales et s'affirmer, à l'instar du FN, comme la seule force anti-mondialiste, au moyen d'un discours délirant exclusivement centré sur "l'islamisation de la Corse".

La jeunesse Corse ciblée !

15-10-2015
Une nouvelle vague de répression s'est abattue ces derniers jours sur la jeunesse corse. Après la condamnation pénale d'un jeune lycéen ajaccien la semaine dernière, plusieurs très jeunes balanins ont été interpellés, déférés et mis en examen suite au mouvement de soutien au prisonnier politique Paulu Andria Contadini. Celui-ci avait entamé une grève de la faim pour obtenir un rapprochement à la prison de Borgo, en application stricte - mais en réalité toute théorique- d'un droit commun français ne reconnaissant pas le statut de prisonnier politique. Ce zèle étatique incongru au vu de l'ampleur des problèmes sécuritaires en Corse ( incendies quotidiens de véhicules, trafic et culture locale de la drogue etc..), peut être appréhendé sous différents aspects complémentaires. La jeunesse est dépositaire de l'héritage des ancêtres. Elle est le futur de la Communauté du Peuple, la garante de sa survie à travers les épreuves et vicissitudes du présent. La préservation de ses "déterminismes" comme socle civilisationnel, est la condition de l'accomplissement de cette mission sacrée. Son "disque dur" psychologique est de ce fait l'objet de la "sollicitude" de tous les agents- conscients ou non- de l’½uvre de déracinement et de reprogrammation selon les normes de la gouvernance globale, lesquels endossent alternativement les masques du policier, du juge, du professeur, ou du ministre. Des lycées aux prisons, l'extension du domaine de la lutte se poursuit, sous le signe de la conscience et de la résistance.

Opération "migrants" et problème français

04-10-2015
Le principe d'une collaboration active de l'Assemblée de Corse à l'opération "migrants" orchestrée par le gouvernement français a été adopté lors de la session du 2 octobre dernier, en marge des délibérations sur le PADDUC. Les médias mainstream et les organes officiels restent pour l'heure très discrets sur les modalités et détails de la prise en charge des "invités". La démarche a été approuvée à l'unanimité des élus présents, hors de toute consultation de la population,alors même que quiconque prend la peine d'écouter la vox populi là où elle s'exprime, en dehors des cadres imposés et censurés, n'ignore pas que si unanimité -ou quasi-unanimité- il y a, c'est bien dans le refus de cette opération. Le Front National s'est en effet TOUJOURS opposé à l'Idea Corsa, et ce dès sa création en 1972. Vent debout contre toute évolution politique ou sociale en faveur de notre peuple ( réouverture de l'Université, statut de résident, reconnaissance du peuple corse, co-officialité de la langue ..), il ne distinguera jamais les "bons natios" des "mauvais", condamnant et combattant le "séparatisme" et le "terrorisme". Si l'Idée Nationale Corse doit être distinguée des appareils politiciens et des péripéties électorales, ses tenants les plus conscients se doivent d'être aussi les plus vigilants quant à un détournement cosmétique du corsisme par les chantres les plus virulents d'une "République Une et Indivisible" au sein de laquelle l'idée nationale, mais également le peuple corse historique lui-même, " seule communauté de droit sur cette terre" n'aurait pour seul destin que d'être noyé sous les flots de "migrants", de souche comme de papiers.

Jeunesse, Communauté, Solidarité !

28-09-2015
La semaine écoulée en Corse fut incontestablement placée sous les signes étroitement liés de la Jeunesse, de la Communauté, et de la Solidarité. Tandis qu'à l'occasion de la crise des déchets, s'étalait l'incurie de la classe politicienne insulaire et des services de l'état français, la jeunesse corse se mobilisait en masse en soutien à un patriote incarcéré dans la région parisienne, Paulu Andria Contadini, en grève de la fin depuis deux semaines pour obtenir le respect de son droit au rapprochement à la prison de Borgo. Lycées bloqués, manifestations sauvages, rassemblements,occupations de locaux,drapeaux, banderoles et slogans, les jeunes Corses ont par centaines exprimé leur solidarité à ceux qui aujourd'hui encore, paient le prix fort pour leur engagement au service de notre peuple. Si tous ne sont certes pas mus par une consciente politique claire, ils n'en restent pas moins pour la plupart animés d'un sentiment diffus, omniprésent malgré le matraquage propagandiste dont ils sont victimes, tant par l'école que par les médias : celui de la naturelle et nécessaire Solidarité au sein de la Communauté dont les luttes unitaires autour des prisonniers politiques demeurent l'un des principaux symboles.

Le Peuple face au Système !

22-09-2015
Le 18 septembre dernier, un rassemblement initié par l'associu Corsica per Vive, s'opposait à l'expulsion programmée d'une mère de famille bastiaise en difficulté, Mme Terelli. L'expulsion a été provisoirement évitée , dans l'attente d'une solution plus pérenne. Ce type de mobilisation rendue possible par les réseaux sociaux s'inscrit dans la logique qui de plus en plus prévaudra en ces temps de délitement sociétal et d'offensive libérale-libertaire : celle d'une solidarité sans faille entre Corses, de la "lutte de masse", de l'unité populaire face au Système. Cette solidarité dépasse la traditionnelle affiliation familiale et clanique qui caractérisait jusqu'alors le "modèle social corse". Le bons sens populaire, hérité du monde paysan dont sont issus les Corses, a désormais psychologiquement intégré la réalité du contexte d'aujourd'hui et de demain : celui d'une confrontation globale entre le Système et le Peuple, chaque acteur -actif ou passif- des évènement se situant, consciemment ou non, d'un coté ou de l'autre de la barricade.
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La gauche du capital : libéralisme culturel et idéologie du marché : Jeune philosophe qui enseigne à l’Université de Montpellier, Charles Robin vient de publier La gauche du capital, un ouvrage dans lequel sont rassemblés plusieurs essais consacrés à la philosophie libérale et à son héritier le libéralisme économique. Ses travaux prolongent ceux d’un philosophe hétérodoxe, Jean-Claude Michéa, lequel a dévoilé l’unité indissociable du libéralisme. Charles Robin, quant à lui, s’emploie à mettre en évidence la parenté insoupçonnée de la pensée de l’extrême-gauche contemporaine avec celle des libéraux. Une extrême-gauche au service du marché ? Charles Robin a été adhérent du NPA ; il sait donc de quoi il parle quand il analyse la « pensée Besancenot ». Il écrit à ce sujet : « C’est bien cette règle du primat de l’intérêt individuel, à laquelle nous sommes aujourd’hui appelés à nous conformer, qui définit l’horizon anthropologique et moral des temps présents… Car aussi curieux que cela puisse paraître, c’est bien dans le discours majoritaire de l’extrême-gauche que se trouvent condensés les principes qui justifient le mieux cette évolution’’. Et il ajoute :’’Ce qui me permet de proposer une formulation complète et définitive de ma thèse, thèse qui se décline en trois volets : la destitution des figures de l’autorité, du symbolique, en un mot, de la « verticalité » 1) constitue une conséquence logique du déploiement de la logique libérale 2) qui est objectivement justifiée et accompagnée par le corpus idéologique de l’extrême-gauche et 3) (je ne l’ai pas explicité jusqu’ici, mais je pense que cela se déduit facilement de ce qui précède) dont le principal bénéficiaire est le système capitaliste marchand ».