NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

Propagande anti-russe !

22-06-2018

Mr Vincent Perfetti est l'un des animateurs du mouvement Leia Naziunale mais aussi un dirigeant de NOVOPOLE, structure associative dédiée au soutien politique et humanitaire du Donbass insurgé( est de l'Ukraine). Dans cette tribune libre, il déconstruit la propagande anti-russe des médias français à l'occasion de la Coupe du Monde de football.

Alors que débute la coupe du monde de football, les téléspectateurs français sont invités à se livrer à un exercice mental devenu quasiment obligatoire : la détestation de la Russie et de son président. Dans le genre, la chaine TMC, le 22 mai lors de l’émission « Quotidien » de l’immonde Yann Barthès nous a gâté en diffusant une soirée, sobrement intitulée « l’Empire de Poutine, la Russie des extrêmes ».

Quelques jours plus tard c’est au tour de TF1, lors de l’émission vespérale du dimanche 10 juin de présenter un reportage tout en finesse et impartial : « Plongée terrifiante parmi les hooligans russes ». Peut-être ne suis pas un Français normal ou tout simplement en tant que Corse, pas un Français du tout mais la propagande déversée par la lucarne atlantiste loin de m’effrayer provoque chez moi une irrépressible montée de russophilie, certainement condamnable.


A ce titre, lors de la soirée du sieur Barthès, un passage a particulièrement mis en lumière ma rupture idéologique avec l’égout occidentale. Je veux parler du reportage « Kalashnikovs, broderies et patrie, bienvenue dans l’école des Cosaques ». Tous les ingrédients étaient réunis pour provoquer la révulsion attendue : tout d’abord des cosaques, « milice ultra nationaliste » dixit le journaliste, des brutes sanguinaires n’hésitant pas à caresser de leur Nagaïkas, le dos des malheureuses « Pussy Riots », artistes incomprises. Ensuite l’action se passe en Crimée, terre martyre arrachée injustement à la deuxième patrie des droits de l’Homme, l’Ukraine, berceau du trio humaniste Kolomoisky, Yarosh et Tiagnibok.

J’étais prêt à céder au chant des sirènes télévisuelles quand les premières images provoquèrent chez moi un choc esthétique. Habitués aux faces peu engageantes des racailles issues de la diversité, le petit écran me montrait tout à coup, de jeunes gars, sains, fiers de leur uniforme et de leur patrie, man½uvrant impeccablement en ordre serré. Loin d’être des robots, ils étaient en plus capable d’un brin d’insolence. La résistance à un vieux colonel d’un gamin de 10 ans persistant à vouloir porter crânement sa Koubanka en arrière était particulièrement attendrissante. Ce qui était aussi fort amusant, c’était la tête du journaliste français, petit cafard insolent et prétentieux, allant de déconvenues en déconvenues.

Quelque peu éberlué devant de jeunes cosaques capables de démonter une AK74 en 10 secondes, il posa la question fatidique à l’un d’entre eux, « tu t’entraines à faire la guerre, tu n’as pas peur ? » La réponse vint, cinglante « Je n’ai pas peur de mourir pour ma patrie ! » Le cafard ne renonçant pas, il tenta sa chance auprès de la mère de l’enfant. « Votre fils dit qu’il est prêt à mourir pour la Russie, qu’en pensez-vous ? » « Je pense que je suis fier de mon fils ! ». Ultime tentative, le journaliste constate avec bonheur que le petit cosaque, peut-être pas si différent de ses congénères occidentaux joue à FIFA 18, jeu vidéo de football. « Tu ne voudrais pas être footballeur plus tard ? » « Certainement pas, je veux être officier ! » Déroute complète ! J’imagine à ce moment-là, la tête des dames patronnesses de la bien pensance, bobos ménopausées se trémoussant d’indignation sur leur canapé. Commençant à me rendre compte que la lumière vient de l’Est, j’éteignis alors mon poste, quelque peu ébranlé.

Quelques jours plus tard, ce fut au tour du beau Harry Roselmack, fantasme des bobos précédemment cités de nous gratifier d’un reportage édifiant sur « la horde des hooligans russes ». Le Bel Harry avait des chances d’arriver à ses fins, je n’ai jamais eu trop d’intérêt pour le football et les supporters au front bas hantant les stades hexagonaux ne sont pas ma tasse de thé. Néanmoins sentant poindre un sentiment coupable, je me dis que ce qui vient de Russie ne peut être totalement mauvais. Je décidais donc de regarder. Je ne fus pas déçu, nos hooligans russes, loin de ressembler à des bidochons avaient plutôt l’aspect de spetsnaz aux yeux de loup, adeptes du « Fight club ». Un deuxième cafard, frère jumeau de celui de TMC voulut tout de suite titiller le supposer barbare : « Vous adorez donc la violence ? » Je cite la réponse de mémoire : « je n’adore pas la violence car je ne lui voue pas de culte, par contre je suis prêt à l’affronter, un homme doit d’abord être un guerrier et ensuite un chef de famille comme la femme doit être la maitresse du foyer ».

Merveilleuse Russie où les enfants et les hooligans connaissent le vrai sens de la vie. Décidément, les vrais barbares vivent à l’ouest. Merci à la télévision française de m’avoir révélé cette vérité.

Vincent PERFETTI

Rete suciale

                           

Circà

DITE A VOSTRA !

Tribunes libres, reflexions ideologiques, économiques, écologiques etc. CPN vous donne la parole ! Formulaire

Arritti


L'altri


Literatura

Le livre "Le combat nationalitaire de la fédération corse du Parti Socialiste Unifié" de Jean-Claude Gillet, ancien responsable national du PSU, paru il y a quelques mois au éditions Alain Piazzola constitue un révélateur de l'évolution du nationalisme corse et de son "aboutissement" actuel . Sa lecture est vivement encouragée pour qui s'interresse aux mécanismes politiques d'influences, liés à "la guerre occulte " contre les peuples d' Europe ,mis en oeuvre sur le long terme ainsi qu'au rôle de l'extrême gauche dans ces processus.