NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

La crise syrienne enfin dans le débat corse

06-09-2013

 La crise syrienne et les craintes d'une confrontation généralisée opposant deux blocs géopolitiques et idéologiques antagonistes atteignent -enfin- la Corse. Enfin car notre pays a le triste privilège d 'accueillir l'une des principales bases aériennes de l'O.T.A.N.en Europe du Sud, celle de Solenzara, d'où décollent les avions affectés aux bombardements terroristes des pays  considérés comme ennemis par les Etats Unis. La Serbie en 1999, la Lybie en 2011 et peut être la Syrie dans quelques jours. La classe politique insulaire s'est pour l'heure peu exprimée sur le sujet, à l'exception des députés Giacobbi et Gandolfi-Sheit.

 

Paul Giacobbi s'est adressé  à l'assemblée nationale française pour réclamer, au nom de son groupe parlementaire, un vote sur une intervention armée de la France en Syrie. Un propos fustigeant le "débat sans vote" imposé au parlement par François Hollande, mais en totale conformité avec les positions du gouvernement français sur le fond. Si pour Giacobbi et ses amis, il convient de "convaincre une opinion publique réticente", la propagande du parti de la guerre est martelée sans la moindre ambiguïté : " Nous disposons aujourd'hui des preuves que le gaz sarin a bien été utilisé lors de l'offensive du 21 août et la présomption est établie que seul le gouvernement a pu l'utiliser aussi massivement…" . Le bombardement éventuel de la Syrie, même sans mandat de l'O.N.U.,  constituerait "l'application d'une sanction indispensable au respect du droit dans le domaine de la guerre ". 

L'opposition du député insulaire se borne donc à réclamer un respect des formes, le résultat d'un éventuel vote du parlement français ne faisant - aprés approvisionnement de comptes en Suisse et autres caisses noires par le grand frère yankee - aucun doute.

 

Paul Giacobbi veut la guerre....aprés le vote !!

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Une autre pseudo-opposition toute aussi pernicieuse  est celle gravitant autour du Front De Gauche ( Per a Pace, A manca alternativa , PCF etc ). Celle-ci, tout en s'engageant "contre la guerre", n'en appelle pas moins au renversement du "régime sanguinaire de Bashar El Assad". Ce positionnement, caractéristique de l'extrème gauche occidentale, légitime de fait les buts de guerre de l'impérialisme atlantiste, si ce n'est les moyens employés. Comme pour les précédents serbes et lybiens, cette mouvance met sur le même plan l'agresseur ( l'axe américano-sioniste, ses auxiliaires wahabites) et l'agressé ( des pays indépendants, souverains, des régimes nationalistes,pro-russes ). Alors que les partis communistes syriens et russes soutiennent le bloc anticolonialiste formé par leur deux pays, leur homologues d'Europe de l'Ouest prennent fait et cause pour la subversion mondialiste et ses agents, revendiqués ou camouflés.

 

 

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 Pour l'heure silencieux, le mouvement national corse, qui entend mener une action internationale en faveur de la reconnaissance des droits de notre peuple, ne saurait laisser planer la moindre ambiguïté sur sa condamnation des opérations terroristes menées depuis notre sol par l'impérialisme occidental. La place des éléments les plus conscients de notre peuple est aux côtés du front eurasiste dont la Syrie nationaliste est l'un des bastions combattants.

 

C'est au sein de ce bloc eurasiste que notre peuple en lutte trouvera compréhension et soutiens diplomatiques.

C'est dans ce cadre de confrontation globale entre les forces de l'Oligarchie et celles de la Tradition que s'inscrit la lutte des peuples d'Europe, que doit se situer tout acteur politique digne de ce nom, si symboliques que soient ses propres forces .

 

A Squadra 

 

Rete suciale

                           

Circà

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Comme l'affirme Denis Luciani, l'auteur de l' "Essai sur la génèse et la nature de la féodalité corse", l'étude du Moyen Age comme source de mentalité et de structuration sociale du peuple corse se révèle riche d'enseignements quant au présent et l'avenir . La principale faiblesse du monde féodal corse, qui fut la cause de sa soumission à des puissances étrangères puis de son effacement ne découle pas de la géographie ou des structures claniques, mais de l'absence d'une dimension religieuse transcendante et unificatrice. Une carence à laquelle tenteront de remédier les Révolutions nationales du XVIIIe siècle. Le roi Théodore fondera un Ordre de Chevalerie inspiré des Teutoniques, puis les paolistes placeront le Royaume de Corse sous la protection de la Vierge Marie. L'idée même de Nation Corse est donc sous-tendue par des principes d'ordre spirituel, dont l'oubli ou la mise à l'écart par les influences modernistes seront à l'origine de nombres de dérives ( guerre des "caporali" nationalistes des années 90 ) de la revendication nationale contemporaine. La dimension métaphysique de la lutte nationale Corse intériorisée par tous ses acteurs, son opposition absolue au Chaos occidental, demeurent la clé de la transmutation des faiblesses en force capable de générer un véritable ordre civilisationnel, au coeur du nouveau Moyen Age à venir.