NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

Tunisie : le nationalisme arabe vit et combat

05-04-2017

Suite à la conférence internationale organisée à Sousse en Tunisie, en soutien à la Jamahirya libyenne, à laquelle participait une délégation corse, le président du mouvement nationaliste arabe et tunisien Al Mourabitoun  ( les Sentinelles ) répond aux questions de CPN.

Maitre Bechir ESSID président du mouvement « Al Mourabitoune » ancien bâtonnier de Tunis, ancien prisonnier politique sous Bourguiba et Ben Ali, 8 ans de prisons ferme, a subit une tentative d’assassinat. Son bureau d’avocat a été attaqué à trois reprises, ses documents volés. Interdit de voyager sous les deux périodes de Bourguiba et Ben Ali. Membre au bureau permanent des avocats, il a défendu de façon volontaire et gratuite des hommes aux pensées libres, politiques, syndicalistes, journaliste, mais aussi des militants libyens victimes des agressions de l’OTAN. Fondateur des Comités de Défense des Libyens exilés, et de ceux opprimés à l’intérieur.

Quelle est l’histoire d'Al Mourabitoune, sa filiation politique, les axes fondamentaux de son action ?

  La ligne politique défendue par Al Mourabitoun est panarabe et patriotique nationaliste. Les axes fondamentaux de l’action du mouvement sont :

-défendre les intérêts du peuple Tunisien -réaliser une alternative démocratique

-améliorer la situation du peuple Tunisien à tous les niveaux, politiques, économiques, social, culturel et ce, de manière pacifique. Il est contre la violence.

-défendre l’identité de la Tunisie en tant que pays Arabe.

Quel jugement apportez-vous sur les évènements de 2011, quel bilan global en tirez-vous ? Quelle appréciation portez-vous sur les " printemps arabes" ?

  Il n'y a pas eu de "printemps arabe" ni de révolution réelle dans le monde arabe. Ce qui s’est passé est une simple réaction populaire afin de reformer la situation du pays, politique économique et sociétale. Cette insurrection a été volée par les partisans du  "nouveau Moyen Orient" fondé par les USA comme complot anti-arabe pour une nouvelle réorganisation en vue d’opprimer le peuple, de piller ses richesses. Ce qui est arrivé est une agression, contre l’Irak, la Libye, le Yémen… Le résultat de l’agression, ce sont  des milliers de martyres arabes et des chefs d’état arabes martyrs. Le chaos dans des pays et régions arabes entières.

 Présentée dans les médias occidentaux comme « moderniste » la Tunisie semble en réalité confrontée à une montée en puissance du salafisme. Quelle est la force réelle de ce courant ?

Ce qui s’est passé en Tunisie n’est pas une révolution, car d’une révolution naissent des reformes réelles. Malheureusement c’est le contraire qu’il s’est réalisé, les reformes n’ont pas amélioré la situation du peuple, elles ont introduit le chaos dans le pays et une quasi banqueroute. Ce qui a conduit à la domination du mouvement salafiste, un déséquilibre en matière de sécurité. Actuellement il n’y a pas de résistance réelle à la monté du salafisme. Et en conséquence, le terrorisme s’introduit chez nous à partir de la Libye. Les gouvernements n’ont pas réagi à cette avancée, au contraire. Ils ont noué des relations avec ces extrémistes musulmans et avec les valets des gouvernements occidentaux. Le gouvernement Tunisien après 2011 a agit contre les patriotes libyens qui soutiennent le guide Kadhafi. Pour les réfugiés, environs 1.500.000 ont été abandonnés à leur sort.

  Votre parti soutient la Jamahiriya arabe libyenne, quel est selon vous la perspective de cette expérience politique ?

En effet, nous soutenons les patriotes Libyens, car nous sommes convaincus que la question libyenne trouvera sa solution lorsque ces patriotes et tribus libyennes auront leur propre sort en main. Le projet politique actuel les exclut de la solution. Nous soutenons les tribus et patriotes Libyens. Ils forment un réel poids politique, et sans eux, il n’y a pas de solution juste.

  Une importante diaspora tunisienne vit en Europe, quel message lui adressez-vous ? Plus généralement,  quelle est votre position sur l’émigration ?

La responsabilité concernant les émigrés incombe aux autorités tunisiennes. Le manque d’emplois et de dignité dans le pays  poussent nos compatriotes  à l’expatriation. En même temps nous pensons que les gouvernements européens traitent nos immigrés avec tous les droits reconnus par la législation internationale.

Aucun texte alternatif disponible.

  Comment envisagez-vous une éventuelle coopération entre nationalistes arabe et européens face à leurs ennemis communs et autour d’objectifs communs ?

Tous, arabes et européens, de part et d’autre de la méditerranée nous sommes opprimés. Il incombe à nous, les deux parties de conjuguer nos efforts afin de lutter contre le même oppresseur. -instaurer des pistes de dialogue pour mieux nous connaitre -multiplier les rencontres - médiatiser nos problèmes et notre vision des choses.

Merci maitre Essid

Sousse le 1er avril 2017

Rete suciale

                           

Circà

DITE A VOSTRA !

Tribunes libres, reflexions ideologiques, économiques, écologiques etc. CPN vous donne la parole ! Formulaire

Arritti


L'altri


Literatura

Juriste, avocat et talentueux écrivain insulaire , Philippe Chiaverini nous incite, dans le roman "Dictature molle", à une réflexion sur les ressorts de la chape de plomb étouffant la vie intellectuelle et l'être profond des sociétés ouest-européennes "évoluées", mais qui, comme de juste, commence à se lézarder sous le propre poids de ses contradictions. La "raison d'état" se révéla dans l'Histoire comme l'un des fondements de l'édification de sociétés d'Ordre et d'Harmonie, tournées vers la transcendance et le dépassement de la dimension "humaine trop humaine" et en réalité, tendant vers l'infra-humain, qui régit le monde occidental actuel. Les préoccupations qui inspirent les organes politico-administratifs dans lesquels se meuvent les protagonistes de Dictature molle, se révèlent cependant d’une nature bien différente de celle qui sous-tendait l’action de leurs prédécesseurs ante-révolutionnaires. C’est l’expérience qu’en fait, de manière plus ou moins consciente, Georges Roseau, jeune cadre administratif qui commence une carrière de bureaucrate comme chef de pôle à la sous-préfecture de Brive-la-Gaillarde. Empli de l’importance de ses fonctions qu’il considère comme essentielles à l’accomplissement du Service public, auquel il voue un culte, il se fait le relais empressé des conceptions d’une hiérarchie qui juge que le libre-arbitre est une notion trop aléatoire pour se dispenser de mettre la population sous une tutelle, forcément bienveillante, qui pénètre les détails les plus anodins de l’existence.