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Catalogne : la désintégration du Système ?

07-10-2017

Les événements de portée historique en cours en Catalogne suscitent, dans tous les camps idéologiques, débats, controverses et affrontements ( pour l'heure verbaux ). Aux tenants de l'indivisibilité des états constitués hurlant au complot mondialiste pour démembrer les nations, s'opposent les partisans d'une recomposition de l'Europe sur les principes de subsidiarité et de communautés ethno-culturelles auto-organisées, sous forme étatique ou non.

Une approche de dimension géopolitique  doit s'imposer pour tous ceux qui envisagent ces questions dans la perspective d'une lutte globale contre un Système-monde contrôlé par l'Ennemi.

Les tenants de l'indivisibilité des états arguent de la supposée faiblesse des petites nations aisément contrôlable par les structures capitalistes multinationales. L'Histoire prouve au contraire qu’indépendamment de la taille d'un état, sa capacité de résistance aux agressions capitalistes réside dans l'homogénéité du peuple, le caractère organique de la société dont les membres sont liés charnellement. La minuscule Islande a su tenir tête et mettre en échec la coalition banquiers-politiciens qui en 2008 tentait de la spolier.

 A l'inverse les masses  hexagonales régies par la République cosmopolite Française ne parviennent pas à résister de manière durable au rouleau compresseur financier. Le seul mouvement d'insoumission significatif et victorieux de ces dernières années fut celui des Bonnets Rouges bretons, mené sur une base ethno-nationaliste. En Catalogne, l'unité du peuple s'est spontanément opérée face aux exactions policières de Madrid, excédent largement le camp indépendantiste initial. Chacun se souvient, a contrario, de l’absence totale de réaction du "peuple français" face au matraquage des braves gens de la Manif pour Tous par la police de Valls en 2013.

Les principaux agents du mondialisme en France, qui eux savent détecter l'ennemi, ne s'y sont pas trompés : les Macron, Valls, et autres BHL soutiennent tous l'état espagnol, perçu comme une entité fiable par la gouvernance globale. Les principales formations de gauche et d'extrême gauche ont fait de même ( tout en regrettant l'usage de la force par Madrid ).

A l'inverse les représentants politiques des Peuples-Patries anti-mondialistes ( Lega Nord, Vlaams Belang ) ainsi que le parti populiste de droite allemand AFD appuient sans réserve la revendication catalane. Car celle-ci, au-delà des simagrées gauchistes de nombre de ses militants, incarne la voie archéo-futuriste du nationalisme ethnique sur laquelle se briseront les stratégies de domination globaliste.

Au c½ur de la nuit mondialiste, au sein de l'un des piliers du bloc géopolitique atlantiste et de son bras armé l'OTAN, une fissure s'est formée, peut être à l'insu même de ses instigateurs et principaux acteurs. Cette fissure peut être envisagée, dans ses développements possible, comme une premier élément de la désintégration du Système ( Union Européenne, régimes fantoches d'Europe de l'Ouest ) à laquelle chaque militant d'une Europe Européenne doit ½uvrer.

                                                                                       A Squadra 


 


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Publié en 2000 aux éditions l'Harmattan par Jean-Pierre Santini " Front de Libération Nationale de la Corse " sous-titré "De l'ombre à la lumière" est l'un des rares ouvrages écrit par un acteur du mouvement national corse accordant la priorité aux questions doctrinales sur les récits de faits d'armes et autres péripéties politiciennes. Il constitue donc un remarquable outil de formation politique dont il convient de proposer l'étude ( et la critique ), notamment aux plus jeunes militants. L'ouvrage décrit en détail la genèse et les fondements théoriques de la lutte de libération nationale corse contemporaine aboutissant à la création du FLNC, puis en relate les différentes phases jusqu'en 1999 et les prémices du "processus Matignon". L'auteur analyse longuement les contradictions idéologiques qui entraineront les secteurs majoritaires de la mouvance nationaliste vers les errements des années 90, les dérives à la fois réformistes et militaristes allant de pair malgré les apparences et les discours officiels. La principale confrontation opposera, peu après la création du FLNC, les tenants de la notion de "droit à l'autodétermination" du peuple Corse ( hypothétiquement reconnu par la puissance occupante ) comme "point d'arrivée" de la lutte et ceux qui défendront le principe de l'affirmation de la Souveraineté nationale par des institutions politiques corses, issues du peuple Corse et seules légitimes à ses yeux comme aux yeux du monde. La différence qualitative entre "sentiment national" ( l'on dirait aujourd'hui identitaire ) partagé par la majorité des Corses et "conscience nationale", apanage d'une minorité, expliquant la victoire des premiers sur les seconds.