NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

Néo-Muvrisme : effet papillon !

27-01-2017

Actuellement, un parti qui revendiquerait la simple application du code pénal, sans même penser à modifier la Constitution, serait considéré comme un parti d'extrême-droite. C'est la preuve qu'au sein du monde occidental, les institutions ont échappé au contrôle du peuple. Lorsque le peuple est forcé de se substituer à l'état pour appliquer ses devoirs régaliens, on a la démonstration que l'état n'est plus légitime. En toute logique, l'on peut considérer que si l'état de tutelle s'effondre, il est salutaire de choisir l'option séparatiste. L'approche n'est donc pas celle du conservatisme culturel, linguistique ou de quelque exaltation de l'Histoire. Elle est fondamentalement orientée vers une anticipation de l'avenir pour la survie de la communauté.

Le principal reproche que l'on a fait au muvrisme de 1920 est de s'être cantonné exclusivement au corsisme comme fondement.Il est intéressant d'observer que cet héritage à survécu à travers les mouvements politiques nés des années 70 alors qu'ils rejetaient le Muvrisme suite au cours pris par l'Histoire. Et jusqu'à s’étendre aux autres forces.

Le problème du corsisme, que tout corse bien né peut naturellement comprendre, est qu'il ne suffit pas d'être corse ou de vouloir l'indépendance pour avoir une approche politique avec des objectifs rationnels. Si la finalité et les références du combat sont d'avance largement admises, par contre la politique elle-même, c'est à dire la stratégie de lutte à mener ne peut avoir, de fait, qu'une base restreinte au départ. D'où la difficulté de s'engager dans la direction d'une doctrine politique fiable et constante. Pourtant, le nationalisme n'étant pas une idéologie mais un pragmatisme, il a considéré très tôt que la population étant conservatrice, le chemin doctrinal était tout trouvé pour atteindre l'objectif de l'émancipation nationale. Mais la jeunesse des années 1970 à oublié qu'elle était partie intégrante du peuple corse et non qu'elle le représentait dans sa totalité. La critique du corsisme ne tient pas compte du contexte d'origine: Le Muvrisme était en phase de conquête culturelle. Il ne pouvait pas combattre frontalement le clanisme de l'époque alors tout puissant. C'est sans doute la principale raison de cette limitation. Ceci était vrai en 1930 comme en 1980 et le le nationalisme contemporain a donc largement hérité de cette approche. Nous en voyons actuellement sa dégénérescence instrumentalisée. La différence avec le Néomuvrisme, c'est l'apparition d'internet. Dorénavant, cadres et militants se forment politiquement et techniquement de façon continue. Et l'avantage du corsisme de base à notre époque est de ne pas laisser les corses confinés dans un dogme allogène. L'époque permet donc au néomuvrisme de s'inspirer à la foi de la pensée conservatrice européenne et des méthodes révolutionnaires marxistes.

Au final nous assistons progressivement à l’accouchement d'un projet de société absolument construit, autonome et politique. C'est sans doute le problème des anciennes générations de nationalistes de ne pas pouvoir reconnaître que l'époque à changé. Il est très clair que le Néo-Muvrisme, comme à l'instar de son prédécesseur, évite pour l'instant la lutte électorale pour se concentrer sur la lutte culturelle. Penchons-nous d'abord sur ce point: En 2017,l'enjeu est moins la langue que l'articulation de la pensée. C'est un axe prioritaire car, de la démonstration rhétorique à l'action de masses, on emmène progressivement la population à ce qu'elle conclût d'elle-même à la nécessité d'un Parti de l'Ordre. Les différentes factions nationalistes sont psychologiquement incapables d'assumer les devoirs régaliens d'un éventuel État souverain. Ce n'est pas le cas du Néo-Muvrisme. Et c'est absolument indispensable dans un contexte géopolitique dangereux où mafias, petits chefs de guerre et autres anti-sociaux sont manipulables à merci. La lutte culturelle a donc pour fonction de façonner un Clan National homogène de façon à refonder une politique sociale et une politique de civilisation. Et c'est sur ce dernier point que le catholicisme est particulièrement important.

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Une des critiques qui a été faite au muvrisme de l'entre-deux guerres était de ne pas reconnaître la lutte des classes. Ce fut aussi un de ses héritages concernant l'UPC par exemple. Le néo-muvrisme ne nie pas l'existence des classes, qui est même considérée comme une dynamique historique créatrice mais il estime qu'il s'agit d'une lutte interne à la sphère marchande qui a phagocyté le triptyque prêtre-marchand-guerrier de toute société européenne depuis le développement de l'industrie et de la finance. Or ce développement n'a jamais eu lieu en Corse. C'est donc une dynamique intéressante, réelle mais secondaire. Même le Parti Socialiste Unifié, section Corse, l'a reconnu en son temps.

Concernant le sujet de la lutte électorale; une foi dépassée la première phase nécessaire de lutte culturelle, le NéoMuvrisme serait en position de s'engager dans ce type de confrontation publique mais il ne le fait pas pour ne pas déséquilibrer le pouvoir autonomiste actuel. En effet, on peut considérer que les "institutionnels" servent les intérêts des néomuvristes. Soit volontairement car leurs objectifs sont quasiment les mêmes (en surface seulement car le nationalisme "mainstream" a choisi l'option de l'intérêt commun alors que le néo-muvrisme est partisan du bien commun; le sujet étant trop long à développer ici, nous invitons nos lecteurs à faire leur propre recherche), soit involontairement par leurs interventions à tout propos et hors de propos; oublieux qu'ils ont une charge et non une fonction, à l'instar du grotesque Hollande. Ceci dit, il existe une objection de taille à ce soutient tactique: c'est le contexte géopolitique. A l'heure d'un nouveau Yalta et à l'allure ou vont les choses, il faut se souvenir que l'art de la politique réside aussi à se laisser porter par l'énergie de l'adversaire afin d'économiser la sienne jusqu'au moment où les courbes des forces se croisent et que l'on puisse opérer un renversement.

En d'autres termes, il s'agit d'une tactique de guérilla appliquée à la politique. Avec " l'action psychologique", c'est la marque de fabrique du Néo-Muvrisme. L'accusation du corsisme comme étant plus une individualité corse plutôt qu'une expression politique est donc dépassée. Certains esprits embrumés ont déterrés l'expression pavlovienne "d'irrédentisme". C'est faire la confusion avec le Pan-Européisme. Outre qu'il n'existe aucun document qui puisse prouver quelques velléités irrédentistes au sein du Néo-Muvrisme; sans rire, qui voudrait être italien à l'heure actuelle? A moins que l'on ne parle d'une croisade pour délivrer Rome de l'islamo-gauchisme et de la mafia, évidement, mais alors suivraient Madrid, Paris, Berlin... mais c'est un petit peu différend. De ce point de vue, effectivement, le Néo-Muvrisme est conscient que la Corse fait partie d'un ensemble civilisationnel européen et chrétien, comme l'étaient les muvristes en leur temps, à l'époque des Nations.

Il existe toutefois une option qui pourrait effectivement prêter à une mauvaise interprétation, c'est que le néo-muvrisme considère que le rapprochement avec la Sardaigne est indispensable à la refondation d'une politique de civilisation. De même que le Vatican a un rôle à jouer dans notre avenir proche. Il est intéressant d'observer qu'au vu des relations parfois houleuses entre corses et sardes, il s'agit d'une position anti-raciste, mais comme il est question de fait d'une unité territoriale, culturelle et ethnique très ancienne, le projet est considéré autoritairement par les censeurs de la pensée comme ethno-centré.

Il n'existe pas de cohésion nationale sans homogénéité ethnique. S'y opposer signifie clairement vouloir imposer le chaos dans l'île. Pour résumer, le Néo-muvrisme est un réseau d'idées conservatrices autonomes se recroisant jusqu'à obtenir un consensus politique et doctrinal bien déterminé. Le Néo-Muvrisme est donc à la foi une étude sociologique de la Corse et un "Effet papillon".

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Le journaliste José d'Arrigo a effectué l'essentiel de sa carrière comme grand reporter au Méridional, mais aussi comme correspondant en Provence de grand journaux parisiens. Il enseigne le journalisme à l'université d'Aix-en-Provence et intervient dans l'émission de France 2 "Faites entrer l'accusé". José d'Arrigo n'a donc pas le profil d'un dissident réfractaire par principe au politiquement correct. La lecture de son ouvrage "Faut-il quitter Marseille ?" paru en avril 2015 n'en présente que plus d'intérêt au vu de la teneur générale de son propos. Une année durant, José d'Arrigo a interrogé des marseillais de toutes origines, confessions et bord politiques sur leur sentiment au sujet de leur ville et de son avenir. Le constat est quasi unanime et sans appel : Marseille vit sous le signe de la peur, de la violence généralisée sous toutes ses formes ( de l'omniprésente petite délinquance aux guerres du moyen et grand banditisme ) de la tiers-mondisation, la corruption. Une situation irréversible, au vu des évolutions démographiques et sociologiques qui constitue à moyen terme le terreau de l'implantation d'une contre-société, puis de contre-pouvoirs inspirés d'un salafisme "intégrant" et catalysant ces différents aspect du chaos, financés et téléguidés par des agents extérieurs, selon un processus éprouvé en maintes régions du monde.