NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

POLEMOS, père de toutes choses ..

02-09-2016

L'étude ci-dessous aborde de manière introductive une notion importante de philosophie politique traditionnelle, celle de "l'affrontement créateur" autrement dit la Guerre.

Le philosophe Héraclite ( 535 av.J.C.-484 av. J.C.) soutenait que la cause de tout ce qui existe est l'opposition, la tension entre l’Être et le non-Être. Ainsi appela-t-il "la Guerre" cette notion d'affrontement entre deux réalités contraires. La contradiction donne lieu à la variété des Êtres. Pour la première fois dans l'histoire de la philosophie, on présentait une réalité dynamique, vitaliste, sujette dans sa faculté phénoménique à l'influence des forces antagonistes qui la maintiennent en état de changement et de renouvellement, comme les intérêts opposés qui façonnent les relations humaines sans pour autant altérer l'uniformité profonde de L’Être.

Pour ramener cela à notre situation politique contemporaine et concrète, l'affrontement ethnique que nous imposent l’État colonial et le Capitalisme est un processus créatif ontologique. L'autonomie du peuple, vis-à-vis des partis, y compris nationalitaires, face à une situation de crise permettra à la société corse d'accoucher d'un nouvel ordre.

A ce nouvel ordre inéluctable, étant donné que les lois de l'ordre ancien ne correspondent plus aux attentes du peuple, s'opposent  principalement deux attitudes personnelles que la philosophie européenne a décrite.

La première est l'Idéalisme, qui se décline ici sous le nom "d'idées généreuses" à bon marché, en réalité facettes multiples de la promotion du Capitalisme. L’½uvre de Kierkegaard ( 1813-1855) met en évidence l'incapacité de la raison absolue de l'idéalisme à saisir l'existence réelle concrète. L'existence échappe à la raison absolue, justement à cause du caractère irréel, présomptueux, invraisemblable et impersonnel de ce concept. La preuve la plus éloquente de l'erreur idéaliste réside, selon Kierkegaard, dans l'impossibilité de l'idée de raison d'être vécue. Personne n'est idéaliste dans la pratique. La théorie et la Vie sont inséparables, et celui qui ose les distinguer est incohérent, hypocrite et dénué d'authenticité. L'Idéalisme est le non-être contredit par notre réalité sociologique ethnique et géo-déterminée.

 L'autre archétype que l'on peut hélas souvent observer tant que les passions collectives ne reprennent pas le dessus, est celui de la "belle âme" , nom forgé en son temps par Goethe. Il s'agit du comportement de ceux qui, dans leur quête de pureté ( existentielle et/ou politique ) s'étonnent du monde et se refusent à agir par peur de se salir les mains en intervenant dans un monde corrompu. Dans ce cadre, l'on peut compter nombre d'abstentionnistes ou de "militants" virtuels.

Hegel ( 1770-1831 ) se montre impitoyable envers cette attitude, qu'il considère comme un signe d'immaturité et de faiblesse et sa sentence est cruelle : cette belle-âme " vit dans la peur de souiller la splendeur de son intérieur par l'action ou l'existence, et pour préserver la pureté de son c½ur, elle fuit le contact de l'effectivité". L'homme pur qui condamne sans agir est le pendant de l'idéaliste hypocrite saboteur de société.

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La réponse se trouve dans la dynamique de masse, l'autonomie du peuple. La preuve en est que Saint Thomas d'Aquin ( 1224-1274 ) considérera que la Raison n'invente pas arbitrairement les règles de conduite, elle ne les impose pas de manière subjective, mais ne fait que les "découvrir" en explorant ses inclinaisons naturelles. Chez l'être humain, le bien n'est que ce qui sied à la nature humaine. C'est l'intelligence collective qui façonne et maitrise le chaos, à la foi point d'équilibre et régénération de notre société, à condition d'en comprendre et d'en appliquer les codes anciens.La loi morale ne va donc pas à l'encontre de la nature et ne contrarie ni ne réprime les impulsions naturelles, mais les nourrit.

Le monde dans lequel nous vivons étant fondé et renouvelé à partir de la guerre, l'idéalisme n'est que trahison et l'abstention une désertion. Personne ne veut de la guerre, mais quand celle-ci arrive, il convient de répondre d'une voix collective, en un seul Clan National, lequel doit aller jusqu'au bout du processus créatif pour parvenir à la Civilisation. Du peuple autonome surgit alors naturellement l’État et de l’État renait la Nation, mais aussi, l'ordre, le travail et le partage.

Ces quelques rappels philosophiques accordés entre eux selon nos propres mécanismes sociologiques guident l'action des élites politiques archéo-futuristes en gestation au sein même du chaos actuel.

à suivre ...

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Publié en 2000 aux éditions Denoël, "Pour solde de tout compte" se présente sous la forme d'un entretien entre deux responsables nationalistes de l'époque, Jean-Michel Rossi et François Santoni, et Guy Benhamou, journaliste du quotidien mondialiste parisien "Libération", en charge du dossier corse. L'ouvrage traite essentiellement de la face sombre du nationalisme corse au cours de la pénible décennie reliant les premières scissions survenues au sein du mouvement indépendantiste (1989 ) aux débuts du "processus Matignon"( 1999-2000). Au-delà des faits relatés qui concernent une époque révolue, des enseignements quant à l'avenir du mouvement national peuvent être tirés de la lecture de cet ouvrage controversé. L'idée d'Indépendance, revendiquée par le FLNC à sa création, constituait un mythe mobilisateur permettant de "lier le faisceau" des énergies nationales au sein d'un peuple ataviquement claniste et fragmenté . Son abandon implicite puis assumé dès le début des années 80 au profit d'une "solution de la question corse" d'essence autonomiste allait précipiter la dépolitisation, l'éclatement et la dégénérescence des structures politiques nationalistes clandestines et publiques.