NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

I NOSCI SOLDAREDDI

06-04-2016

Le projet de monnaie locale qui verra le jour en septembre est la meilleure décision que pouvait prendre l'ADEC pour tenter d'intervenir positivement dans l’économie insulaire. "I Soldi Corsi" (nom provisoire) portés par l'association de Paul Pierelli, Corsica Prumuzione, trouvent leur origine concrète dans un discours de Maria Giudicelli durant la précédente mandature régionale: "élue à l'Assemblée de Corse en juillet 2012, dans le cadre du projet de PADDUC : "Une monnaie corse pourrait faire son apparition. Nous proposons de créer une monnaie complémentaire, d'usage local, qui aurait une durée de vie limitée et qui serait utilisée par toutes les personnes qui arrivent en Corse pour acheter des biens produits localement. Cette initiative boosterait l'économie immédiate et permettrait de produire de la richesse au plus près du territoire et qui reviendrait au territoire."

La monnaie des Soldi corsi, serait une monnaie complémentaire à l’euro, qui n’a pas vocation à la remplacer. En forme de billets non falsifiables d’1, 2, 5, 10 ou 20 unités, ils pourraient être échangés contre des euros (1 Soldi corsi = 1 euro) et ainsi être utilisés pour faire des courses dans les boutiques participantes. 500000 euros seront déposés à la banque de France. Le principe est de faire tourner plus longtemps la monnaie dans le commerce local que ne peut l'être l'euro (huit transactions contre deux). C'est un moyen de lutte contre la spéculation mais aussi contre la rente. Chaque particulier pourra adhérer à la monnaie corse gratuitement et tous les professionnels –entreprise, artisan, commerçant- pourront participer à cette échange de monnaie avec une simple cotisation à l'association. L’objectif de ce nouveau moyen de paiement est de faire en sorte que les achats profitent aux professionnels corses et donc à la Corse. Elle encourage l’économie réelle et locale et selon l’association, permettrait "de restreindre les capacités à spéculer des marchés financiers". Cet argent ne pourra pas être épargné, il est voué à l'échange. Des comptoirs d’échanges seront tout d'abord mis en place à Bastia, car c’est cette ville qui a été choisie pour lancer la nouvelle monnaie. Mais avant cela, un concours de dessin de ces futurs billets sera mis en place.

Dans un article précédant, nous estimions que ce n'est qu'en rendant le porteur propriétaire de la monnaie que nous pouvons disposer du moyen décisif pour mettre fin à ce massacre de l'économie corse sans parler du fait qu'il n'est pas reconduit à sa cause première, qui est monétaire. Nous nous référons à la stratégie du banquier Gregorj à la fin du XIXème siècle et ses conséquences ainsi qu'à l'immédiate après guerre. " L'expérience d'une monnaie locale en Italie dans les Abruzzi enregistra un accroissement du commerce et on parla même d'un volume en circulation d'environ quarante mille dollars journaliers dans une seule ville. Le projet des "Soldi" ne va pas aussi loin mais il s'agit d'une solution immédiate, intermédiaire, qui n'exige pas de révolution politique. Nous pourrions envisager aussi d'obliger les banques, les municipalités et les compagnies d'assurance d'acheter les bons jusqu'à 30% de leur portefeuille, ce qui entrainerait une importante augmentation de la masse monétaire.Le "soldu corsu" pourrait être une monnaie de transaction sur les champs de foire et les épiciers reprendraient leur rôle traditionnel de banquiers à taux zéro dans les villages et les quartiers, dimension basée sur la confiance et la relation immédiate, c'est à dire clanique. Le projet risque de se heurter à deux écueils: Le plus évident, c'est le manque de participation de la population. L'économie étant fondée sur la confiance. Pourtant, en cas de crise de l'euro, "i soldi" seront notre seule planche de salut et un pied dans la porte pour accéder à notre indépendance.

Au vu du poids des retraités et des fonctionnaires dans notre économie, la rente reste la clef de la future évolution politique et la stratégie concernant la valeur de la monnaie locale ainsi que sa garantie par la Banque de France y semble la plus adaptée. Le second écueil peut être retourné en un avantage: il est impensable qu'entre le million de touristes qui viennent nous visiter chaque année et la diaspora, sans compter les numismates locaux, qu'une certaine somme s'évapore dans la collection-souvenir. En Égypte, par exemple, il est interdit de sortir des frontières avec de la monnaie locale. Dans ce cas, le seuil des 500000 euros risque d'exploser. Le Vatican a fait de ce phénomène une manne. Après accord avec la Banque Centrale européenne, le Vatican édite chaque année 670000 euros jusqu'à un million selon les occasions (année Jubilaire etc.) . Un euro du Vatican est revendu 30 euros aux collectionneurs. Seule 51% des pièces ont été vendues à valeur nominale. La Confiance et l'intérêt sont les premiers leviers d'un bouleversement politique. La question de la maitrise de la monnaie est indissociable de celle de la souveraineté nationale.

La mise en place d'une monnaie locale en Corse est donc un acte politique conséquent, lié au choc psychologique salutaire issu de la victoire nationaliste de décembre dernier . Le "soldu corsu" est pour l'heure dépendant du bon vouloir de la Banque de France , c'est à dire de L’État Français lequel peut en refusant ouvrir un nouveau champ de confrontation et contribuer à "l'extension du domaine de la lutte". Une monnaie corse non soumise à spéculation revêt, au-delà des objectifs immédiats affichés et revendiqués, un caractère révolutionnaire dans la mesure où, plus qu'un mur séparant les gens et les classes sociales ou un moyen d'oppression et de contrôle des centres de pouvoirs globaux, elle constitue un lien entre les membres d'un même peuple. Dans ce cadre là, l'argent aurait une odeur, un parfum identitaire, émancipateur et vertueux, conforme à la doctrine Traditionnelle du Catholicisme sur l'usure et la propriété par délégation- et non absolue- des richesses. Il redevient un moyen d'échange ordonné à des fins d'un ordre supérieur, non matériel. Le "soldu corsu" n'est pas un gadget et la participation à cette démarche évolutive est un acte militant à la portée de chaque corse, un devoir pour tous les patriotes, et sans doute à moyen terme une réalité s'imposant à tous par l'effondrement des économies financiarisées et vampirisées dont la crise de 2008 ne fut qu'un prémisse.

Les Grecs ont refusé de se libérer de l'euro et de l'usure, ils sont maintenant réduits en esclavage par l'alliance des mafias bancaires et de l'escroc gauchiste Tsipras. Monnaie locale, dé-tertiarisation de l'économie et Front du Travail constituent les axes d'une émancipation nationale réelle et entière.

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Le cinquième Judicat est un essai historique qui s’appuie sur des recherches scientifiques. Ceci afin de faire ressurgir de nos réalités des éléments de doctrine naturelle pour le patriotisme corse. Sa structure philosophique est principalement inspirée des travaux de Julius Evola. De cette recherche sont mis en exergue deux éléments fondamentaux: