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MEDEF subversif à Aiacciu

15-05-2015

Le président du MEDEF Pierre Gattaz était à Aiacciu ce mercredi 13 mai à l'invitation de l'antenne insulaire de l'organisation patronale pour animer un forum public sur le thème "libérons l'entreprise". Depuis juillet 2013 ,Mr Gattaz préside le Mouvement des Entreprises de France qui en 1998, a succédé au Centre National du Patronat Français ( CNPF ), la nouvelle appellation se voulant plus consensuelle, plus dynamique ( le "mouvement" remplaçant le "centre" ) incarnant moins ouvertement la lutte de classe.

La philosophie et l'action de l'organisation demeurent toutefois inchangés, symbolisés par Pierre Gattaz, fils d'Yvon Gattaz , président du CNPF DE 1981 à 1986.

Mr Gattaz est donc venu en Corse marteler un mot d'ordre tombant à première vue sous le sens, mais en réalité d'essence fondamentalement subversive : " L'entreprise n'est ni à gauche, ni à droite, ELLE EST AU-DESSUS !" .

Ce message et tout ce qu'il implique ne traduit pas une pseudo-neutralité mais au contraire une idéologie portant en germe la négation- et donc la destruction-des sociétés traditionnelles européennes et des civilisations auxquelles elles ont donné naissance. Dans celles-ci en effet, "l'entreprise" ressort de la troisième fonction,économico-sociale, soumise aux domaines politico-militaire (deuxième fonction ) et spirituel ( première fonction ). Elle ne constitue pas, contrairement à la volonté de Mr Gattaz, résumée par le slogan propagandiste "l'entreprise c'est la vie !", le c½ur de la société, auquel les autres aspects de l'existence humaine devraient être subordonnés, mais tout au plus un instrument parmi d'autres permettant la vie des peuples.

Cette inversion de la hiérarchie naturelle, caractéristique du monde moderne, se traduit par l'action du MEDEF en faveur du libéralisme le plus pur, le plus absolu, rejoignant celui de l'extrême gauche dans son refus de toutes limites et frontières selon le principe -trotskiste-de la "révolution permanente". Symbole de cette convergence et même de cette continuité, l'ancien numéro 2 du MEDEF, Denis Kessler,  dont la vie militante débuta au sein du mouvement maoïste Gauche Prolétarienne.

           Laurence Parisot ( MEDEF ) et Bernard Thibault ( CGT ), unis pour un monde sans frontières ...

Le MEDEF ½uvre ainsi au démantèlement du code du travail et des législations sociales qui freineraient la "compétitivité" des entreprises. Dans le même temps, il milite activement pour une immigration de masse favorisant le dumping social et la "concurrence libre et non faussée" des travailleurs entre eux.

L'ancienne présidente du MEDEF, MMe Parisot s'exprima clairement sur cette question le 8 avril 2011,à Paris, en marge du B8, forum regroupant les organisations patronales du G8 : "« Rester un pays ouvert est une nécessité. Nous sommes pour l'immigration en général car elle est source de richesses et d'ouverture ".

Dans ces conditions, "l'entreprise", à l'inverse de ce qu'assène la propagande du MEDEF, n'a pas pour but le développement et d'épanouissement des individus, des familles et des sociétés, contrairement à ce que purent incarner les corporations en tant que lieu d'excellence, voire de "réalisation spirituelle"  pour les artisans et Compagnons ( ceux-ci existent encore de nos jours ). Elle n'est qu'un lieu d'exploitation et d'accumulation de Capital essentiellement concentré entre les mains des actionnaires des multinationales, le Travail et les Travailleurs étant eux la variable d'ajustement des politiques de profit immédiats et maximum. C'est le fameux "coût du travail" obstacle à la "compétitivité".

De par son activisme en faveur de la "mobilité" des capitaux et des hommes, et de l'ouverture des frontières, le MEDEF est avant tout -voire exclusivement-le porte-voix de l'oligarchie capitaliste française pour laquelle le petit patronat et l'entrepreneuriat familial jouent le rôle de supplétif et "d'idiot utile" dans des stratégies et processus les conduisant mécaniquement et inexorablement à l'esclavage et la mort.

La vision du monde et l'action du MEDEF, sont par essence en opposition absolue avec toute forme de politique économique guidée par un esprit national et visant à défendre des intérêts collectifs d'un peuple, quel qu'il soit et à fortiori d'un petit peuple (numériquement et en terme d'influence financière) comme le notre. Pour la Corse et avec les Corses, le monde de "l'entreprise" se transfigurera, dans sa dimension revendicative, en un Front du Travail politico-social unissant salariés, demandeurs d'emploi et petits patrons contre les logiques libérales et mondialistes des oligarchies et de leur bras armé étatique.

A Squadra


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