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Économie Sociale-Organique

07-03-2015

Comme nous l'avons déjà écrit, au sein du système économique la coordination des forces sociales est la pièce principale de ce mécanisme. L'Etat est fondé sur un triptyque logique qui réduit les contradictions fonctionnelles au profit du Politique au sens noble. Ce système tient sur trois principes :

L’État organique. - "L'armée Naturelle". - L'économie sociale-organique.

Ces trois principes sont établis pour optimiser un fait culturel qui nous est propre et que nous appellerons par commodité "l'anarchisme de droite". Celui-ci est le pendant au clanisme pur et dur. Positivement, c'est lui qui a toujours insufflé cette énergie rebelle au peuple corse. Négativement, c'est notre nihilisme intrinsèque, "l'invidia" empiré par l'individualisme consumériste de la fin du siècle dernier. Nous pensons donc encadrer cette force au sein d'une autonomisation sous la transcendance de l’État. Expérience qu'on tentés les Comtes de Corse au cours de la Renaissance.

L'idée d’État organique est d'ordre Traditionnel. L’État est organique lorsqu'il a un centre et que ce centre est une idée qui modèle efficacement, par sa propre vertu, ses diverses parties; lorsqu'il ignore la scission et l'"autonomisation" du particulier et que, grâce à un système de participations hiérarchiques, chacune des parties, dotée d'une relative autonomie, remplit une fonction et se trouve intimement reliée au tout. Il s'agit d'une totalité spirituellement unitaire, qui s'articule et se déploie, non d'une somme d'éléments, d'un agrégat où les intérêts particuliers s'entrecroisent d'une façon désordonnée. Il pose le cadre d'une réflexion sur la coordination des forces sociales. C'est à partir de ce principe que s'articule le néocorporatisme car l'économie organique est organisée autour des mêmes principes cohérents.

Le néocorporatisme est une courroie essentielle entre l’État, le peuple et l'économie. Son intérêt est de permettre aux petites et moyennes entreprises qui sont la trame économique de l'île de pouvoir lutter à armes égales avec les grands groupes internationaux qui recherchent des parts de marché en Corse. A terme, une chambre des corporations remplacera le système parlementaire actuelle et ses rentiers de la politique au profit de professionnels du monde du travail. Peut-être que ce jours là, nos "politicanti" s'intéresseront enfin aux problèmes du chômage...

Il s'agira concrètement de 233 travailleurs (artisans, employés, petits patrons...) représentants 40 corporations répartis en fonction de l'importance de leur secteur et selon un système fédérale; mais nous entrons dans le sujet du constitutionnalisme et non plus de l'économie... Friedrich List et son système national d'économie politique sont nos principales références de philosophie économique. List s'est penché sur la théorie des forces productives, qui s'oppose totalement aux ultra libéraux monétaristes. Il s'agit d'un protectionnisme national et d'une harmonie de la coopération internationale. Pour List, le but d'une nation est la recherche du bonheur. Cette théorie reste la meilleure arme contre la mondialisation subversive. List a aussi inventé le crédit productif public qui garanti et protège les nouvelles forces productives des usuriers..

Principes généraux réitérés de l'économie sociale-organique: Il n'y a pas de liberté sans ordre. Tout doit procéder de la même logique. L'économie sociale-organique peut être synthétisée par ce schéma :

Vie=mouvement, Mouvement=travail, Travail=capital, Capital=bien-être

La technique est l'art de maîtriser le mouvement. La capacité d'organisation est l'art de maîtriser le sens du mouvement. L'essence de l'économie est identique à l'essence des lois fondamentales du mouvement, à savoir exécuter tous les mouvements de telle sorte qu'ils suivent le sens de la plus faible résistance, le principe de la voie d'action la plus brève. Assurer l'alimentation de l'homme forme l'exigence fondamentale la plus élémentaire de toute activité économique. Conformément au processus de transposition des nécessités organiques, le programme de travail de l'homme doit être approuvé si le travail doit conduire à l'assouvissement général des besoins, donc doit être exécuté avec le maximum d'effet et le minimum de dépense d'énergie. L'obligation de fabrication, de production de biens et l'exécution de travaux de service sont à la base de l'assouvissement de tous les besoins des événements économiques. Les moyens de production sont d'autant mieux à la disposition de la revendication des besoins que les efforts de travail trouvent une réalisation plus énergique et efficace.



La force économique est le résultat de la limitation mutuelle du travail musculaire et de celui de l'esprit, des faits de volonté active et de la capacité de défense passive. L'homme doit se nourrir, s'habiller, se procurer un logement, des outils, mais il peut totalement effectuer la transposition économique sans avoir besoin d'argent pour cela. Tout accroissement et augmentation de la production économique suit aussi son cours sans argent parce qu'elle ne dépend que d'un enrichissement du sol, de l'augmentation de sa fertilité, de ses sources de matières premières et des forces naturelles ou bien de la force de travail de l'homme, et de rien d'autre. Si la capacité de travail augmente, le niveau de vie s'élève. Pour celui qui travail, le salaire est donc le prix de son activité. Il est totalement absurde de vouloir améliorer ou élever la demande de consommation par des demandes de salaire si on n'accorde pas d'attention au fait que les parts de prix doivent automatiquement s'élever et que cela n'a rien changé au rapport de valeur pur. De vrais rendements plus élevés doivent avoir pour effet des salaires plus hauts ou des prix plus réduits. Tout autre moyen pour augmenter le bien-être est une illusion, se fait au détriment des autres et finalement gêne le niveau de tous avec la plus infaillible sûreté.

La valeur de tout travail se détermine différemment selon le rapport de valeur de la communauté économique et fait apparaître clairement qu'il n'existe pas et ne peut exister de "valeur en soi". La différence, l'inégalité fondent la comparaison de valeur, car ce qui est égal ne fournit aucune échelle de valeur. Ce qui caractérise le mieux le travail économique de la communauté, c'est la relation d'échange centrée entre l'activité de travail et le processus de transposition de la production à la consommation.

Ce point central peut être un homme, une famille, un clan, un peuple, un État, un continent ou un Empire mondial dans son ensemble. Les processus économiques sont des complexes nécessaires d'une totalité et des groupes de structure d'une unité centrée. Tout est conditionné par tout. La conception dynamique de l'organisme économique en tant que totalité voyant un changement de position constant de ses parties doit compter parmi les principes les plus importants de la politique économique. La partition du travail crée une civilisation économique; elle suppose la communauté, augmente le rendement individuel et simultanément la dépendance réciproque des membres de la communauté. Tout actif dans une communauté voit son rendement déterminé par les autres parties et la performance de l'ensemble est déterminée par chaque actif. Aucune partie ne peut vivre et agir sans le travail des autres parties; aucune partie ne peut exister au prix d'une autre parce que la force d'action de l'ensemble souffre inévitablement de l'amoindrissement de la performance d'une branche.

L'accord harmonique et la faculté d'échange de toutes les sphères fonctionnelles de l'économie, la capacité d'action sociale organique de la communauté déterminent le niveau d'action et le standard de vie de toute économie. Sa réalisation représente une tâche des forces dirigeantes et elle ne peut être atteinte que par l'organisation consciente de tous les actifs et de toutes les parties d'une communauté...

Ordre, travail, partage !
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Il y a quelques jours sortait en librairie le livre d'Alain Mosconi intitulé "Dans la sillage de la lutte" et préfacé par l'ancien candidat mondialiste à la présidence de la République Française Olivier Besancenot . Destiné à impulser sa campagne pour l'accession à la direction du STC en juin 2014, l'ouvrage retrace l'histoire et les dessous de l'affaire du navire Pascal Paoli "rendu à son légitime propriétaire, le peuple Corse" , en septembre 2005. Une action syndicale spectaculaire restée dans la mémoire collective comme un grand moment de mobilisation, d'unité et de lutte contre un sytème qui montra à cette occasion son vrai visage :des politiciens véreux et des parasites financiers, une République bananière de France et une classe politique insulaire humiliée, des médias aux ordres, l'armée contre les travailleurs etc...