NAZIUNALE RADICALE SUCIALU !

Dieudonné en Corse !

04-04-2018



La venue en Corse l'été prochain du saltimbanque Dieudonné provoque dès son annonce, remous et controverses sur cette terre où toujours souffla le vent de la liberté et de l'espoir pour les persécutés. "l'antiracisme" subventionné hulule tandis que le quotidien unique, dans son article du 30 mars, prend soin d'encadrer de guillemets la profession -humoriste- de l’intéressé. Le terme "nauséabond" en vigueur dans la novlangue officielle, marque au fer rouge les cibles du pouvoir et "prévient" les éventuels soutiens.

Trois spectacles sont prévus en des lieux non rendus publics pour l'instant.

   A l'origine programmé pour combattre le Front National ( candidat aux législatives de Dreux face à M.F.Stirbois en 1997 ), le Golem Dieudonné se retourne en 2003 contre ses créateurs suite à un -médiocre- sketch dénonçant les colons israéliens. Les lignes rouges sont franchies et Dieudonné s'attachera  depuis à mettre en lumière l'escroquerie "antiraciste"  et ce "théâtre antifasciste" également évoqué par le socialiste Jospin à l'occasion de son retrait de la vie politique.

Dieudonné est à plusieurs reprises désigné par de hauts responsables politiques français comme l'un des chefs de file de la dissidence idéologique dans le pays. A partir de 2013 et sur l'injonction de Manuel Valls, l'appareil judiciaire est systématiquement mobilisé pour multiplier les persécutions,empêcher Dieudonné de donner ses spectacles, ce qui contribuera de fait à accroitre la popularité de l'humoriste.

La montée des tensions liées au contexte géopolitique du Moyen Orient, le discrédit du "pays légal", l’avènement d'internet et des médias alternatifs, le climat de communautarisation prévalant désormais en France enracineront le phénomène Dieudonné, lui donnant une dimension à la fois politique et sociétale.

Une autre lecture, plus globale, du phénomène Dieudonné peut être envisagée, celle d'une droite israélienne (et de ses relais en France ) qui, confrontée au défi démographique posé par des populations arabes ré-islamisées, tend à entretenir un "climat" encourageant à l'émigration des juifs de France vers l'état hébreu. Dans cette optique là, Dieudonné jouerait le rôle d'instrument d'une stratégie subtile. De ce fait, l'humoriste ne bénéficie pas d'un soutien unanime des mouvances pro-palestiniennes en France.

Toutes ces considérations ne concernent pas à priori la Corse. Dieudonné n'a jamais insulté notre peuple ni profané la religion catholique. Que l'on apprécie ou pas son humour et ses positions politiques, sa venue et les réactions qu'elle ne manquera pas de susciter auront donc pour mérite premier de dévoiler la tartufferie du "charlisme" insulaire et des thuriféraires sélectifs de la liberté d'expression .

  Car en réalité, quel est le  corse digne de ce nom qui pourrait, dans cette affaire comme dans d'autres, se retrouver dans le camp de l'immonde Valls ?


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Publié en 2000 aux éditions l'Harmattan par Jean-Pierre Santini " Front de Libération Nationale de la Corse " sous-titré "De l'ombre à la lumière" est l'un des rares ouvrages écrit par un acteur du mouvement national corse accordant la priorité aux questions doctrinales sur les récits de faits d'armes et autres péripéties politiciennes. Il constitue donc un remarquable outil de formation politique dont il convient de proposer l'étude ( et la critique ), notamment aux plus jeunes militants. L'ouvrage décrit en détail la genèse et les fondements théoriques de la lutte de libération nationale corse contemporaine aboutissant à la création du FLNC, puis en relate les différentes phases jusqu'en 1999 et les prémices du "processus Matignon". L'auteur analyse longuement les contradictions idéologiques qui entraineront les secteurs majoritaires de la mouvance nationaliste vers les errements des années 90, les dérives à la fois réformistes et militaristes allant de pair malgré les apparences et les discours officiels. La principale confrontation opposera, peu après la création du FLNC, les tenants de la notion de "droit à l'autodétermination" du peuple Corse ( hypothétiquement reconnu par la puissance occupante ) comme "point d'arrivée" de la lutte et ceux qui défendront le principe de l'affirmation de la Souveraineté nationale par des institutions politiques corses, issues du peuple Corse et seules légitimes à ses yeux comme aux yeux du monde. La différence qualitative entre "sentiment national" ( l'on dirait aujourd'hui identitaire ) partagé par la majorité des Corses et "conscience nationale", apanage d'une minorité, expliquant la victoire des premiers sur les seconds.